Il me faut
l’avouer : mardi soir le 8 avril 2008, j’ai
pleuré. C’était soir de première
au Théâtre Premier Acte.
Fébrile de renouer avec Schmitt,
cet auteur que j’aime énormément,
les prestations livrées ont dépassé
largement mes nombreuses attentes.
Une pièce sublime, un texte à couper
le souffle, deux interprètes inqualifiables.
Emmanuel Bédard et Vincent
Champoux sont parvenus à traduire
l’œuvre originale du très grand
écrivain Eric-Emmanuel Schmitt dans
la pièce Variations énigmatiques,
présentée jusqu’au 26 avril
au grand public.


Abel Znorko, écrivain renommé,
habite seul sur une île de Norvège.
Erik Larsen, journaliste, s’y rend
avec l’ambition d’interroger l’auteur
sur sa dernière publication. Un cortège
d’émotions inattendues s’édifie
entre l’écrivain criard et incisif
et le journaliste ambitieux et maladroit. Ce dialogue
inédit sur l’amour, ses heurts, ses
lamentations et ses souffrances entraînent
l’auditoire dans une splendeur bénéfique.
Les répliques secouent, interpellent et nous
remuent constamment. Des questionnements vigoureux
nous tenaillent, nous engorgent, nous font sourire,
pleurer et sourciller : Qui aime-t-on quand on aime
? Sait-on jamais qui est l’être aimé
? L’amour partagé n’est-il qu’un
heureux malentendu ? Rebondissements et dénouement
inattendu à prévoir.

La qualité du texte de Schmitt,
peu banale, forte en bouleversements et franche
à souhait nous amène à réfléchir
sur la solitude humaine et l’émotion
qui se situe entre deux hommes, deux être
fragilisés par l’amour. Nous adhérons
à leurs entités, à leurs contenus
tragiques et à ce qu’il leur reste
d’affolement sur l’amour et ses états
indéfinis.
Les
acteurs sont étonnants et prodigieux. La
chroniqueuse fut totalement envoûtée
!
La
distribution :
La distribution : Émmanuel
Bédard, Vincent Champoux,
Mise en scène : Hugue Frenette
Scénographie : amélie
tréapnier
Théâtre
Premier acte
www.premieracte.ca
Pièce
présentée du 8 au 26 avril 2008