| Peut-être
n’avez-vous pas eu la chance de voir le célèbre
opéra de Starmania à Québec,
lors de son dernier passage au Grand Théâtre.
Si tel est le cas, ne vous en faites pas : des supplémentaires
les 14, 15 et 16 juillet prochain sauront vous réjouir
! En effet, avec un succès étonnant et d’excellentes
critiques, le Grand Théâtre offre une
deuxième chance au public de découvrir cet opéra
rock moderne, créé en 1978 par Luc Plamondon
et Michel Berger.
Coproduite
par l’Opéra de Québec et
l’Opéra de Montréal,
cette neuvième version de Starmania
est tout à fait fabuleuse. Les décors, produits
par Michel Lemieux et Victor Pilon, sont
à couper le souffle. Ils sont suffisamment discrets
pour croire réellement à l’emplacement
de Monopolis et suffisamment grandiose pour
nous laisser échapper un oh! d'admiration. Chapeau
aux costumes et double ovation pour tous les artistes de la
scène, principalement pour la soprano Marie-Josée
Lord, dans le rôle de Marie-Jeanne,
qui possède une voix fabuleuse.
 
L’histoire
? Dans un futur proche, les armes de deux clans s’aiguisent
: le terrorisme et le totalitarisme font trembler les habitants
de Monopolis, la nouvelle capitale de l'Occident, devenu à
lui seul un unique pays. C’est à l’Undergroung
café que la serveuse Marie-Jeanne est témoin
des réunions des Étoiles Noires, une bande machiavélique
aux désirs de pouvoir, dont le principal ennemi est
Zéro Janvier, lequel souhaite un retour à l'ordre
établit. Une lutte contre le « Star System
» est déclenchée et c’est à
partir de cette confrontation que tous les évènements
auront lieu.
Trois histoires
d’amour animent l’opéra et gardent en haleine
les spectateurs : l’amour impossible entre une jeune
femme et un homosexuel, l’idylle utopique entre deux
personnes qui souffrent de voir leur jeunesse s’effriter
et l’amour totalement passionnel entre le chef des Étoiles
Noires et la jolie animatrice de télévision.
Ces amours, mises en évidence grâce à
des chants sublimes, sont bien entendu l'objet central de
toute la trame narrative.

Les thèmes
sont-ils encore d’actualité à l’heure
actuelle ? Certains diront que non, mais plusieurs seront
de l’avis que l’amour, la solitude, la corruption,
la soif de pouvoir et le monde médiatique font, et
feront, toujours partie de nos préoccupations et de
notre quotidien. « Le Monde est stone »
et « Le Blues du businessman » prendront
tout leur sens, une fois que vous aurez vu d’où
ils sont issus.
Au
Grand Théâtre
de Québec
Prix des billets : de 40,50 $ à 109,50 $
Adaptation
musicale : Simon LECLERC
Mise
en scène : Michel LEMIEUX et Victor PILON
Marie-Jeanne:
Marie-Josée LORD, soprano
Zéro Janvier: Marc HERVIEUX, ténor
Stella Spotlight: Lyne FORTIN, soprano
Johnny Rockfort: Étienne DUPUIS, baryton
Cristal: Raphaëlle PAQUET, soprano
Ziggy: Pascal CHARBONNEAU, ténor
Sadia: Krista de SILVA, mezzo-soprano
Avec Le Choeur
de l'Opéra de Québec et l'Orchestre symphonique
de Québec.
Crédit
photos : Louise Leblanc
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