Le dimanche, 22 juin 2008


Starmania :
il n’est pas trop tard pour l’apprécier !

Peut-être n’avez-vous pas eu la chance de voir le célèbre opéra de Starmania à Québec, lors de son dernier passage au Grand Théâtre. Si tel est le cas, ne vous en faites pas : des supplémentaires les 14, 15 et 16 juillet prochain sauront vous réjouir ! En effet, avec un succès étonnant et d’excellentes critiques, le Grand Théâtre offre une deuxième chance au public de découvrir cet opéra rock moderne, créé en 1978 par Luc Plamondon et Michel Berger.

Coproduite par l’Opéra de Québec et l’Opéra de Montréal, cette neuvième version de Starmania est tout à fait fabuleuse. Les décors, produits par Michel Lemieux et Victor Pilon, sont à couper le souffle. Ils sont suffisamment discrets pour croire réellement à l’emplacement de Monopolis et suffisamment grandiose pour nous laisser échapper un oh! d'admiration. Chapeau aux costumes et double ovation pour tous les artistes de la scène, principalement pour la soprano Marie-Josée Lord, dans le rôle de Marie-Jeanne, qui possède une voix fabuleuse.

 

 

L’histoire ? Dans un futur proche, les armes de deux clans s’aiguisent : le terrorisme et le totalitarisme font trembler les habitants de Monopolis, la nouvelle capitale de l'Occident, devenu à lui seul un unique pays. C’est à l’Undergroung café que la serveuse Marie-Jeanne est témoin des réunions des Étoiles Noires, une bande machiavélique aux désirs de pouvoir, dont le principal ennemi est Zéro Janvier, lequel souhaite un retour à l'ordre établit. Une lutte contre le « Star System » est déclenchée et c’est à partir de cette confrontation que tous les évènements auront lieu.

Trois histoires d’amour animent l’opéra et gardent en haleine les spectateurs : l’amour impossible entre une jeune femme et un homosexuel, l’idylle utopique entre deux personnes qui souffrent de voir leur jeunesse s’effriter et l’amour totalement passionnel entre le chef des Étoiles Noires et la jolie animatrice de télévision. Ces amours, mises en évidence grâce à des chants sublimes, sont bien entendu l'objet central de toute la trame narrative.

 

 

Les thèmes sont-ils encore d’actualité à l’heure actuelle ? Certains diront que non, mais plusieurs seront de l’avis que l’amour, la solitude, la corruption, la soif de pouvoir et le monde médiatique font, et feront, toujours partie de nos préoccupations et de notre quotidien. « Le Monde est stone » et « Le Blues du businessman » prendront tout leur sens, une fois que vous aurez vu d’où ils sont issus.

 

Au Grand Théâtre de Québec
Prix des billets : de 40,50 $ à 109,50 $

Adaptation musicale : Simon LECLERC

Mise en scène : Michel LEMIEUX et Victor PILON

Marie-Jeanne: Marie-Josée LORD, soprano
Zéro Janvier: Marc HERVIEUX, ténor
Stella Spotlight: Lyne FORTIN, soprano
Johnny Rockfort: Étienne DUPUIS, baryton
Cristal: Raphaëlle PAQUET, soprano
Ziggy: Pascal CHARBONNEAU, ténor
Sadia: Krista de SILVA, mezzo-soprano

 

Avec Le Choeur de l'Opéra de Québec et l'Orchestre symphonique de Québec.

 

 

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Crédit photos : Louise Leblanc

 

 

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