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Après avoir remporté
un véritable succès avec son roman d’horreur
intitulé Le Vide, Patrick Senécal
tente une nouvelle offensive, mais dans la catégorie
littérature jeunesse cette fois : Sept comme
Setteur, un roman d’épouvante pour
les enfants. D’entrée de jeu, il annonce
ses couleurs. L’ennemi, ce n’est plus un
psychopathe qui viole et brutalise à mort des
enfants ou les producteurs de téléréalités,
c’est maintenant le Bonhomme Sept- Heures... qui
pervertit les personnages des grands mythes pour enfants:
le Père Noël, la Fée des dents et
le Lapin de Pâques. L’auteur opère,
le temps d’une lecture, un renversement des valeurs
préétablies pour déstabiliser les
jeunes lecteurs en quête de frissons. Un petit
roman truffé de clichés, mais qui s’avère
tout de même très sympathique. Les enfants
aussi ont le droit de prendre plaisir à avoir
peur !
Sept comme Setteur,
c’est l’occasion de redécouvrir ce
terrible personnage de notre enfance : le Bonhomme
Sept-Heures. Le fameuse menace que certains parents
employaient pour faire respecter l’heure du dodo.
L’origine de ce personnage reste toutefois ambiguë
et sa description varie en fonction des pays. Pour certains,
le nom du personnage serait une déformation de
l’anglais «bone-setteur»,
qui signifie «celui qui répare les
os», plus communément appelé
le «ramancheur». Puisque la plupart
des patients hurlaient durant leur visite chez le «bone-setteur»,
on a repris ce nom pour exploiter la peur associé
à ce titre et menacer les enfants, qui ne respectaient
pas les règles, de faire venir le Bonhomme Sept-Heure.
Au Québec, l’origine de ce mythe serait
liée aux réverbères qui éclairaient
autrefois la vieille ville. Chaque soir, des hommes,
vêtus de longues tuniques noires, sillonnaient
les rues pour éteindre les chandelles dans les
réverbères. Pour éviter qu’ils
se fassent constamment importuner par les enfants, on
aurait inventé le mythe du Bonhomme Sept-Heures.
Quand le Bonhomme Sept-Heures passait
et éteignait les lumières, tous les enfants
devaient être couchés sous peine d’être
enlevés par ce personnage terrifiant et méchant.
Plutôt épeurant comme histoire.

Évidemment,
Patrick Senécal, qui est à
fois un père et un écrivain, a tout d’abord
écrit ce petit roman pour ses propres enfants.
Mettant en scène les membres de sa propre famille,
il dédie ce premier roman jeunesse à ses
enfants, Nathan et Romy. Je dis bien premier…
parce que l’ouverture finale laisse supposer qu’il
pourrait bien y en avoir d’autres, ce qui conviendrait
parfaitement à son cycle d’écriture
habituel. Chaque fois que Patrick Senécal
écrit un roman d’horreur sérieux et
sombre comme Le Vide ou Les sept jours du
Talion, il écrit ensuite un roman d’horreur
fantastique, beaucoup plus ludique. C’est une question
d’équilibre. Bonne lecture à
tous.
Crédit
photos: Caroline Beaulieu
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