Le samedi, 8 décembre 2007


Sept comme Setteur de Patrick Senécal
Roman d’épouvante : 9-12 ans


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http://www.leseditionsdelabagnole.com/

 

 

Après avoir remporté un véritable succès avec son roman d’horreur intitulé Le Vide, Patrick Senécal tente une nouvelle offensive, mais dans la catégorie littérature jeunesse cette fois : Sept comme Setteur, un roman d’épouvante pour les enfants. D’entrée de jeu, il annonce ses couleurs. L’ennemi, ce n’est plus un psychopathe qui viole et brutalise à mort des enfants ou les producteurs de téléréalités, c’est maintenant le Bonhomme Sept- Heures... qui pervertit les personnages des grands mythes pour enfants: le Père Noël, la Fée des dents et le Lapin de Pâques. L’auteur opère, le temps d’une lecture, un renversement des valeurs préétablies pour déstabiliser les jeunes lecteurs en quête de frissons. Un petit roman truffé de clichés, mais qui s’avère tout de même très sympathique. Les enfants aussi ont le droit de prendre plaisir à avoir peur !

Sept comme Setteur, c’est l’occasion de redécouvrir ce terrible personnage de notre enfance : le Bonhomme Sept-Heures. Le fameuse menace que certains parents employaient pour faire respecter l’heure du dodo. L’origine de ce personnage reste toutefois ambiguë et sa description varie en fonction des pays. Pour certains, le nom du personnage serait une déformation de l’anglais «bone-setteur», qui signifie «celui qui répare les os», plus communément appelé le «ramancheur». Puisque la plupart des patients hurlaient durant leur visite chez le «bone-setteur», on a repris ce nom pour exploiter la peur associé à ce titre et menacer les enfants, qui ne respectaient pas les règles, de faire venir le Bonhomme Sept-Heure. Au Québec, l’origine de ce mythe serait liée aux réverbères qui éclairaient autrefois la vieille ville. Chaque soir, des hommes, vêtus de longues tuniques noires, sillonnaient les rues pour éteindre les chandelles dans les réverbères. Pour éviter qu’ils se fassent constamment importuner par les enfants, on aurait inventé le mythe du Bonhomme Sept-Heures. Quand le Bonhomme Sept-Heures passait et éteignait les lumières, tous les enfants devaient être couchés sous peine d’être enlevés par ce personnage terrifiant et méchant. Plutôt épeurant comme histoire.

 

 

Évidemment, Patrick Senécal, qui est à fois un père et un écrivain, a tout d’abord écrit ce petit roman pour ses propres enfants. Mettant en scène les membres de sa propre famille, il dédie ce premier roman jeunesse à ses enfants, Nathan et Romy. Je dis bien premier… parce que l’ouverture finale laisse supposer qu’il pourrait bien y en avoir d’autres, ce qui conviendrait parfaitement à son cycle d’écriture habituel. Chaque fois que Patrick Senécal écrit un roman d’horreur sérieux et sombre comme Le Vide ou Les sept jours du Talion, il écrit ensuite un roman d’horreur fantastique, beaucoup plus ludique. C’est une question d’équilibre. Bonne lecture à tous.

 

 

Crédit photos: Caroline Beaulieu

 

 

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