Sans
rien ni personne de
Marie Laberge, porte-parole du 10e Salon du livre |
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Pour
Marie Laberge, être porte-parole
du 10e Salon du livre de Québec,
c’est tout simplement « s’offrir
un plaisir, un cadeau ». Cette auteure,
qui est née, qui a étudié
et qui a fait ses débuts dans la Vieille
Capitale, nous apprend qu’elle a commencé
à écrire tellement jeune qu’elle
ne se souvient pas à quel âge c’était
! Toute jeune, elle se rappelle que l’écriture
était une activité privilégiée.
« Après les devoirs, les leçons,
dit-elle, on a le droit d’écrire
si on veut.» Elle n’oubliera
jamais, par contre, le jour où, regardant
son père lire le journal, ce grand papier
sans couleur ni image, elle comprit que les signes
étaient des mots et que ces mots avaient
un sens. Le destin avait dès lors brassé
les dés : elle serait écrivaine,
mais elle ne le savait pas encore !
Marie Laberge compte
maintenant à son actif 20 pièces
de théâtre ainsi que neuf romans.
« Beaucoup de lecteurs sont arrivés
à moi grâce à la Trilogie
du bonheur. Ce succès a
changé mon statut à l’épicerie
! », avoue-t-elle en riant. En effet,
le premier roman qu’elle publia, Juillet,
n’a pas reçu de prime abord le
même succès que la trilogie. De
plus, elle en surprend plusieurs en dévoilant
que Juillet n’était pas son premier
roman ! Eh non, un autre dormant calmement dans
ses tiroirs, attendant le bon moment pour sortir.
Il s’agit de Quelques adieux, qui avait
été refusé par bon nombre
d’éditeurs. À la suite du
succès de Juillet¸ Marie Laberge
ressort son premier roman, et le voilà
qui remporte, comme pour faire un pied de nez
à tous ces éditeurs, le prix du
public d’Elle Québec, prix qui
l’a toucha particulièrement.
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Ce
n’est pas un polar comme les autres
À cette 10e édition du Salon, Madame
Laberge profite de l’occasion pour présenter
son neuvième roman, Sans rien ni personne,
polar basé sur les « coldcases »,
ces enquêtes sans solution renvoyées aux
classeurs des bureaux d’enquêteurs. Ce fut
la surprise pour plusieurs fans que de se rendre compte
que l’auteur délaissait les romans d’amour
et de psychologies pour aller jouer du côté
des polars. Ne dit-on pas que dans les livres, tout
est permis !? Elle explique qu’elle a écrit
ce livre avec une « intention d’humaniser
le polar ». Effectivement, ceux qui auront
jeté un coup d’œil à cet ouvrage
approuveront le choix de l’auteur : on retrouve
à la fois le style de sa plume, en plus d’être
totalement décontenancé par la chute finale.

Collaboration
spéciale André Pichette
En tout et pour tout,
ce polar de 450 pages est le fruit de trois
ans de labeur. Habituellement, elle écrit sans
savoir la fin, se laissant plutôt porter par les
propres personnages qu’elle a créés.
Mais cette fois-ci, nouveau style exige, elle avait
une idée plus nette de la fin pour pouvoir mieux
aligner toutes les pistes et indices. Pour l’écrire,
elle a eu recours partiellement à l’aide
d’un cousin, qui travail au département
des enquêtes de Montréal. Elle a bien typé
ses personnages, mais comme elle le souligne, «
si je méprise un personnage, je serais incapable
de l’écrire ! »
L’histoire ?
Une enquête réalisée par une Québécoise
et un Français sur un cas non résolu depuis
des années. Quelques bouts cocasses, quelques
parties attendrissantes, quelques moments d’angoisse…
un bon polar, quoi !
Lorsqu’on lui
demande si le prochain livre sera un polar, elle nous
répond sagement « peut-être »,
en souriant.
Titre :
Sans rien ni personne
Auteur : Marie Laberge
Éditions : Boréal
Prix : 26.95$
Parution : 9 octobre 2007
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