Le lundi, 21 avril 2008


Sans rien ni personne de
Marie Laberge, porte-parole du 10e Salon du livre

Pour Marie Laberge, être porte-parole du 10e Salon du livre de Québec, c’est tout simplement « s’offrir un plaisir, un cadeau ». Cette auteure, qui est née, qui a étudié et qui a fait ses débuts dans la Vieille Capitale, nous apprend qu’elle a commencé à écrire tellement jeune qu’elle ne se souvient pas à quel âge c’était ! Toute jeune, elle se rappelle que l’écriture était une activité privilégiée. « Après les devoirs, les leçons, dit-elle, on a le droit d’écrire si on veut.» Elle n’oubliera jamais, par contre, le jour où, regardant son père lire le journal, ce grand papier sans couleur ni image, elle comprit que les signes étaient des mots et que ces mots avaient un sens. Le destin avait dès lors brassé les dés : elle serait écrivaine, mais elle ne le savait pas encore !

Marie Laberge compte maintenant à son actif 20 pièces de théâtre ainsi que neuf romans. « Beaucoup de lecteurs sont arrivés à moi grâce à la Trilogie du bonheur. Ce succès a changé mon statut à l’épicerie ! », avoue-t-elle en riant. En effet, le premier roman qu’elle publia, Juillet, n’a pas reçu de prime abord le même succès que la trilogie. De plus, elle en surprend plusieurs en dévoilant que Juillet n’était pas son premier roman ! Eh non, un autre dormant calmement dans ses tiroirs, attendant le bon moment pour sortir. Il s’agit de Quelques adieux, qui avait été refusé par bon nombre d’éditeurs. À la suite du succès de Juillet¸ Marie Laberge ressort son premier roman, et le voilà qui remporte, comme pour faire un pied de nez à tous ces éditeurs, le prix du public d’Elle Québec, prix qui l’a toucha particulièrement.

 

Ce n’est pas un polar comme les autres
À cette 10e édition du Salon, Madame Laberge profite de l’occasion pour présenter son neuvième roman, Sans rien ni personne, polar basé sur les « coldcases », ces enquêtes sans solution renvoyées aux classeurs des bureaux d’enquêteurs. Ce fut la surprise pour plusieurs fans que de se rendre compte que l’auteur délaissait les romans d’amour et de psychologies pour aller jouer du côté des polars. Ne dit-on pas que dans les livres, tout est permis !? Elle explique qu’elle a écrit ce livre avec une « intention d’humaniser le polar ». Effectivement, ceux qui auront jeté un coup d’œil à cet ouvrage approuveront le choix de l’auteur : on retrouve à la fois le style de sa plume, en plus d’être totalement décontenancé par la chute finale.

 


Collaboration spéciale André Pichette

 

En tout et pour tout, ce polar de 450 pages est le fruit de trois ans de labeur. Habituellement, elle écrit sans savoir la fin, se laissant plutôt porter par les propres personnages qu’elle a créés. Mais cette fois-ci, nouveau style exige, elle avait une idée plus nette de la fin pour pouvoir mieux aligner toutes les pistes et indices. Pour l’écrire, elle a eu recours partiellement à l’aide d’un cousin, qui travail au département des enquêtes de Montréal. Elle a bien typé ses personnages, mais comme elle le souligne, « si je méprise un personnage, je serais incapable de l’écrire ! »

L’histoire ? Une enquête réalisée par une Québécoise et un Français sur un cas non résolu depuis des années. Quelques bouts cocasses, quelques parties attendrissantes, quelques moments d’angoisse… un bon polar, quoi !

Lorsqu’on lui demande si le prochain livre sera un polar, elle nous répond sagement « peut-être », en souriant.

 

Titre : Sans rien ni personne
Auteur : Marie Laberge
Éditions : Boréal
Prix : 26.95$
Parution : 9 octobre 2007

 

 

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