Le lundi, 26 novembre 2007


Entrevue avec Nathalie Simard
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C'est dans le bon petit restaurant "Maman Fournier", bien aimé des trifluviens que j'avais rendez-vous avec Nathalie Simard. j'étais à peine installée à une table que j'aperçois déjà sa crinière blonde à quelques mètres de moi. Je me présente à elle et nous prenons tout le temps nécessaire pour bien faire connaissance. Très vite un lien de confiance s'établit et l'entrevue débute sous le signe de la bonne humeur.

 

 

 

I-C.B.: Nathalie, dites-moi quelles ont été les premières émotions que vous avez ressenties lorsque vous avez remis les pieds dans un studio d'enregistrement, après 10 ans d'absence sur disque ?
N.S. : C'était pas la première fois, j'avais fait la chanson avec Claude Dubois, La vie me tue et c'était dans sa maison à lui. Donc c'est sûr que c'était pas comme une ambiance de studio conventionnelle comme celle que je connais. Il a un très beau studio, Claude. C'était différent, on enregistre dans son salon en haut, donc c'est pas le même contexte. J'ai toujours été très à l'aise dans un studio d'enregistrement. j'ai toujours aimé le travail en studio, parce que je trouve que c'est là où l'on peaufine son art. Je trouve que c'est là où l'on s'améliore, où l'on travaille avec de l'équipement de haut de gamme, alors y'a plein de trucs... Moi, quand je suis en studio d'enregistrement, j'en profite à cent pour cent. Je veux dire que je me paie la traite, on enlève tout. J'aime pas avoir des effets sur ma voix, j'aime chanter comme la voix sort pis à la travailler comme ça, naturellement. Donc pour moi, le studio c'est toujours un bonheur et c'est sûr que là, au studio de Toby Gendron, le producteur de l'album, tout était différent.

 

I-C.B.: Donc l'ambiance de travail est vraiment différente d'il y a dix ans ?
N.S. :
L'approche est différente, le fait que j'ai de l'expérience aussi fait que c'est différent. Il n'y a plus de stress en studio. Là, je ressens davantage le stress dans les tournées de promotion, mais maintenant je suis libre de dire ce que j'ai envie de dire et personne ne me dit quoi faire.

 

I-C.B.: Vous êtes-vous totalement impliquée dans chacune des étapes de la production de votre album ?
N.S. :
Oui oui ! Y'a juste le côté des photos où j'ai approuvé simplement, j'ai fait le choix de tout de A à Z, j'ai mis mon nez là-dedans.

 

I-C.B.: Est-ce vous qui avez choisi chacune des photos de votre album ?
N.S. :
Ève (sa fille) a choisi avec moi, on a choisi ensemble. Le photographe fait une présélection, après ça moi j'en fais une et dans ce qui reste on fait le choix final. La photo de la couverture, c'est Ève qui l'a choisie. Elle a dit "On sent que t'es libérée, maman, sur cette photo-là".

 

I-C.B.: Qu'est-ce qui a été le plus ardu pour vous, durant ces étapes ?
N.S. : Toute la préparation du lancement, bien plus que faire l'album comme tel. Ça a été plus difficile car il y a souvent eu des modifications dans l'horaire. La date de lancement a bougé souvent. On en avait fixé une et là, la haute direction a décidé de changer de date après qu'elle ait été annoncée, donc ça été un peu raboteux. Mais en bout de ligne, ça a bien été.

 

 

 

I-C.B.: Quels sont les souvenirs que vous gardez de la Grèce, de la France et des rencontres que vous avez faites avec les auteurs des chansons que vous interprétez sur votre album ?
N.S. :
D'abord en Grèce, c'est la première fois que j'y allais. Ça fait longtemps que j'entendais parler du fameux "bleu et blanc" ! Donc oui, j'étais très contente d'aller là. J'étais super contente que Jacques Michel ait pris ses vacances là, surtout parce qu'il fallait que j'aille le voir là-bas. Alors c'est lui, c'est de sa faute si je me suis rendue là-bas ! C'est un beau pays, c'est extraordinairement beau ! L'accueil des grecs est très bien aussi, vraiment. Et avec Jacques, ça aussi été de découvrir son voilier. Il a un magnifique voilier et on est partis en haute mer cette journée là. D'autant plus que ça faisait quelques jours qu'il était amerri à Katakolo, une petite île en Grèce. Il ne pouvait pas sortir depuis quelques jours, parce que la température ne le permettait pas et la journée où l'équipe de tournage et moi sommes arrivés, c'est là qu'on a pu partir et ça a été une journée vraiment magnifique. Donc ça a été un quarante-huit heures intense et on a été bien chanceux car on a eu du beau temps. Après ça, on est partis de la Grèce et on est allés à Paris pour faire la rencontre de Georges Moustaki et de Michel Fugain. Ça a été de très belles rencontres, très enrichissantes. Surtout avec Georges Moustaki qui m'a vraiment frappée dans le sens que ça a été une rencontre très positive et très enrichissante.

 

I-C.B.: Laquelle de ces rencontres vous a le plus touchée?
N.S. :
Bien, Michel Fugain à cause de la perte de sa fille qui est décédée, il y a quelques années. C'est la beauté de voir qu'il se relève et qu'il continue quand-même, malgré cette perte là. Je trouve que c'est une leçon de vie en quelque part. Et pour Georges Moustaki, bien c'est sûre que l'homme en soi m'a beaucoup impressionnée et ça été un cadeau de vie de le rencontrer. Ce que j'ai été très surprise de constater, c'est le fait qu'il soit dans une forme tellement incroyable. Il déambule dans les rues de Paris comme un petit garçon ! Il ne marche pas, il court ! Tellement, qu'à un moment donné, les gens du tournage m'ont dit : "Nathalie peux-tu marcher moins vite parce que le cameraman a de la misère à te suivre !" Pis j'ai dit "Ben, c'est parce que... c'est pas moi qui, c'est monsieur Moustaki qui va trop vite !". Personne en revenait, car il a 70 ans passés et il conduit encore sa grosse moto ! Tout ça pour dire que y'a pas d'âge pour être en forme ! C'est pas parce qu'on est vieux qu'on est moins en forme, c'est pas vrai ça ! Et il disait (Nathalie prend une voix grave comme pour imiter monsieur Moustaki en le citant) : "Tout mon entourage me dit de faire attention ! Ils ont peur pour moi. On dirait qu'ils ont oublié que j'ai fait ça toute ma vie, de la moto !". (rire) Elle conclut cette anecdote en disant "C'est un sage".

 

I-C.B.: Pour en revenir à votre album, avez-vous des projets de vidéoclips?
N.S. :
Je sais pas, peut-être oui ! Il y a deux projets de vidéoclips jusqu'à ce jour, mais ils ne sont pas encore faits, ils ne sont pas encore tournés et on ne sait pas si on va les faire non plus. Parce que moi, je suis pas une adepte des vidéoclips. Mais je sais que c'est important quand on sort un album. Sûrement qu'il va y en avoir un pour cet album-là.

 

I-C.B.: Y a-t-il un choix de chansons de fait dans ce but?
N.S. :
Pas encore... (hésitation)... Bien, peut-être une, mais j'ose pas trop m'avancer à ce sujet là, parce qu'on a commencé à en parler seulement la semaine passée avec l'équipe. Il y a des beaux projets, sauf que, moi je suis moins "vidéoclip". Je suis plus "tournée", "la scène", je trouve que c'est davantage là que ça se passe. C'est vrai que c'est un bon outil de promotion, mais ça ne peut pas tourner partout. À l'exception de deux postes et c'est pas tout l'monde qui a le câble.

 

I-C.B.: Au niveau des ventes, savez-vous à combien vous êtes rendus pour l'album?
N.S. :
On ne peut pas donner de chiffre encore ! (rire) Je peux dire que les nouvelles sont très bonnes, je suis choyée !

 

I-C.B.: Aviez-vous des attentes au niveau du nombre d’albums vendus ?
N.S. :
J’avais pas d’attente en soie. Je ne suis pas comme ça. Moi, je fais des projets parce que ça me tente, parce que ça m’anime, parce que ça me passionne ! L’argent, c’est après, ça. Un projet, il faut que ça commence d’abord dans le coeur ! Après ça, si ça reste solide dans le coeur, bien là on peut le faire et le concrétiser. Celui-là est concrétisé et je suis bien contente. On va vous arriver avec des chiffres dans très peu de temps.

 

I-C.B.: Avez-vous d’autres projets télé, comme une autre participation dans une nouvelle série de “Laura Cadieux” ou autre ?
N.S. :
Pour l’instant, non. Il y a des pourparlers pour un projet, mais c’est juste lancé en l’air comme ça. Il n’y a pas de projet signé sur la table actuellement. Et là en ce moment, je suis pas mal occupée ! (rire) Une tournée, c’est quelque chose ! Préparer un gros spectacle où on va être quand-même neuf personnes sur scène ! Cinq musiciens, des danseurs plus moi !

 

I-C.B.: Oh ! il va y avoir des danseurs avec vous !? C’est l’fun !
N.S. :
Bien, c’est l’fun certain ! J’aime ça danser, donc pourquoi pas utiliser cet aspect là ? Pis je me dis que c’est l’fun visuellement. La scène, c’est ça hein ? Faut meubler cette grande scène là et j’aime ça quand ça bouge. Moi un show où il ne se passe rien.... il faut que visuellement ce soit intéressant, les éclairages et tout !

 

I-C.B.: Parlant de danse, comment aimez-vous votre expérience au Match des Étoiles ?
N.S. :
Ah ! J’ai adoré ça ! Je recommence là ! Demain tout l’après-midi je suis en répétition, mercredi, jeudi, vendredi et la semaine prochaine, c’est l’enregistrement pour la demi-finale.

 

 

I-C.B.: La barre commence à être haute là, hein ?
N.S. :
(rire) Oui, mais vous savez, je le fais pas dans le but de gagner, vraiment pas. Parce que depuis le début que j’ai commencé à faire le Match des Étoiles, c’est les gens qui me rappellent que c’est une compétition, parce que moi j’y pense pas ! Je m’amuse (elle répète avec insistance) je m'amuse ! Bien oui, dans la vie là, si on ne fait pas les choses par plaisir, ça sert à quoi ? Y’a assez de malheurs, y’a assez de peines etc... Moi je veux m’amuser. Je suis comme une enfant de trois ans qui vient de découvrir qu’elle a un paquet de jouets devant elle et qui veut s’amuser. C’est moi ça !

 

I-C.B.: Et votre expérience radio à M105, vous aimez ça ?
N.S. :
Oui, beaucoup ! C’est bien, parce que c’est tellement une belle équipe à M105 ! Vous savez qu’à M105, il y a des grands de la radio qui sont rendus là. Il y a des piliers radiophoniques qui ont travaillé à Montréal et qui ont pris la décision un jour de penser à eux et c’est la seule radio indépendante aussi, M105 ! Donc elle se différencie et se démarque bien des autres et ce qui me plaît, est que c’est dans ma région aussi. En plus, je prends des cours à travers ça ! C’est que j’apprends ! Le directeur de la station, monsieur Stéphane Roy a une école depuis plusieurs années et il a enseigné à de grands animateurs qu’on peut entendre un peu partout dans la province. Alors Stéphane est un bon ami à moi et à chaque vendredi, je m’assoie dans son bureau, une heure de temps et il me donne des trucs et des petits filons. Mais je ne suis pas seule pour animer cette émission là. - “Sur la Ligne”, section “C’est vendredi avec Nathalie” - Il y a habituellement Gilles Dion, mais en ce moment, il est en congé de maladie. Il a un problème avec son nerf sciatique, donc il est au repos actuellement. Alors, je travaille avec Jean Moreau qui est très très bon aussi

 

I-C.B.: Est-ce que ça vous donne envie d'avoir un jour votre propre "talk-show" ?
N.S. :
Bien, on verra ! J'ai eu des offres pour des petits clin-d'oeil à la radio en ce moment, mais oui éventuellement un jour, avoir ma propre émission, j'aimerais ça ! J'aime cet aspect-là. M105 me permet de voir si vraiment j'aime faire ça et peut-être qu'un jour, oui. Quand je vais avoir plus de temps. On trouve toujours du temps pour tout, mais c'est que j'ai pas envie de faire un paquet de projets en même temps pis de les faire juste à peu près. Parce que moi, quand je travaille, j'me donne à cent pour cent. C'est important pour moi et il faut bien livrer ce qu'on a à livrer, c'est important. Quand je vais être prête mais je veux prendre le temps. Et faire de la radio, c'est un aspect ou une sphère du milieu qui apporte justement une certaine stabilité dans la vie et c'est ça que je recherche beaucoup aussi. Faire de la radio à des heures stables, je trouve ça l'fun.

 

 

I-C.B.: Juste par curiosité, avez-vous un scoop pour nous?
N.S. :
(rire) Ah ! pour l'instant, on ne peut rien dire. Les scoops pour l'instant, ce serait dire des choses sur la tournée et là, en ce moment on est pas en mesure de dire quoi que ce soit.

 

I-C.B.: Les dates déjà connues des spectacles sont bien :
Granby, le 29 février, au Palace de Granby Sherbrooke, le 21 mars, au Granada Trois-Rivières, le 27 mars, à la J.Antonio-Thompson Laval, le 8 avril, à la salle André-Matthieu ?
N.S. : Exact ! Mon doux, vous êtes bonne ! Vous avez fait vos devoirs !! (rire)

 

I-C.B.: Pouvez-vous nous confirmer d'autres dates ?
N.S. :
Oui, y'a d'autres dates à venir, mais on ne peut rien confirmer pour le moment. On les donne au compte-gouttes, les dates. Par contre, je peux dire qu'il y a déjà des billets qui sont en vente à partir de cette semaine.


I-C.B.: En terminant, vous qui ne vous permettiez pas de rêver auparavant, avez-vous maintenant un rêve à réaliser à court ou à long terme ?
N.S. :
(Elle réfléchit quelques secondes...) Ah ! C'est sûr qu'il y a plein de rêves ! Mais ce qui me vient comme ça, c'est de continuer à être heureuse... (elle réfléchit encore)... Ouais... c'est ça !

 

I-C.B.: Eh bien, on vous le souhaite de tout coeur, chère Nathalie. Très sincèrement !
N.S. :
Merci !! vous êtes fine ! Merci beaucoup !

 

 

C'est sur cette note de rêverie que s'est terminé cette magnifique rencontre qui dura une heure entière. Une heure de pur bonheur, que je ne suis pas prête d'oublier de sitôt ! Bien que Nathalie Simard ait été brimée à tous les niveaux dans sa vie, sa générosité n'en est que plus grande malgré tout et nous désarme totalement. Après tout ce qu'elle a traversé, la voir aussi sereine, déterminée, épanouie et heureuse, fait d'elle une source d'inspiration indéniable qu'il fait bon côtoyer.

 

 

 

MERCI NATHALIE SIMARD !

 

 

Restaurant Maman Fournier
3125, boul. des Récollets
Trois-Rivières
(Québec) G9A 6M1
Canada
Téléphone : 819 693-7678


 

Crédit photos : M. Dubois & Élyse Foley

 

 

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