Le lundi, 21 avril 2008


Nathalie Simard, Il y avait un jardin
“Nathalie Simard quitte son public, mais jamais ne quittera son coeur.”

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C’est avec beaucoup de fébrilité et de sentiments partagés que je suis sortie de mon patelin trifluvien pour me rendre au dernier spectacle d’adieu de Nathalie Simard, qui eu lieu à Montréal, le 18 avril 2008. J’étais bien excitée de voir celle que j’ai toujours considérée comme “une petite soeur d’adoption” et en même temps, j’avais le coeur gros à l’idée que ce serait la dernière fois que je la verrais. Bref... avant même d’être entrée au St-Denis, j’étais émue.

 

 

Le rideau s’est levé et l’ombre de Nathalie se distinguait sur la plate-forme du décor. Dès les premières notes de la chanson “Il y avait un jardin” les applaudissements de la foule n’ont cessé de grandir en intensité et après les deux ou trois premières paroles, la voix de Nathalie se brisait par l’émotion. En véritable professionnelle, elle s’est ressaisie en déclarant à ses fans “Vous êtes des amours” et poursuivi sa chanson avec une parfaite maîtrise d’elle-même. Avant de poursuivre, elle ajouta ces mots : “C’est vrai que c’est le dernier, mais ça n’empêchera jamais que l’amour se poursuive pour toujours entre nous. Moi aussi, j’vous aime énormément !”.

Le spectacle se déroula rondement avec “Vivre en amour” de Luc Cousineau, “Amène-toi chez nous” de son grand ami et mentor Jacques Michel et la très belle chanson “Babe” de Styx. Puis Nathalie Simard enchaîna avec un “Medley Jazz” qui lui allait à ravir. Elle interpréta ensuite une chanson de son album, écrite par Jim Corcoran “On s’est presque touché” et ce fut au tour de l’impressionnant “Medley Demain matin Montréal m’attend” qui vint clôturer la première partie du spectacle. À mon avis, si ce n’avait été des apparitions répétées et trop visibles de techniciens derrière le décor, ce qui occasionnait de fréquentes distractions, le spectacle aurait été absolument sans faille.

 

 

Après l’entracte Nathalie nous revient avec “Aimer d’amour” de Boule Noir sur laquelle elle danse avec toute l’intensité qu’on lui a toujours connue. Ensuite, place à un déchaîné “Medley Disco” ! Toute la foule se leva à l’arrivé des danseurs qui descendirent dans la salle, le temps de quelques pas de danse endiablés, sur des musiques Michaël Jackson, Culture Club, Madonna et j’en passe, sous une pluie de confettis. Pour les nostalgiques, Nathalie interpréta ensuite quelques-unes des chansons qui ont marqué sa carrière de plus de 30 ans, dont “Reste ami” servant d’introduction vers le passé et ce qu’elle appelait la “Bulle d’enfance” du spectacle. On y entendit la chanson du “Village de Nathalie” en thème générique sur l’écran géant ainsi que des extraits de ses premiers succès comme “Une glace au soleil”, “Goldorak” et “Maya l’abeille”. Ce medley se termina avec la très belle et touchante chanson “L’Amour a prit son temps”, thème du film de Rock Demers “La Guerre des Tuques” que Nathalie interpréta brillamment.

 

 

Elle enchaîna ensuite en entonnant la chanson “You’ve Got a Friend” de Carole King. On sentait la fin du spectacle qui approchait déjà et qui favorisa la montée des effluves d’amour du public envers l’artiste. Ainsi, tout spontanément d’une seule voix et d’un seul coeur, ses fans lui ont chanté “Chère Nathalie, c’est à ton tour de te laisser parler d’amour”. Durant plusieurs minutes, les applaudissements et les bouquets de fleurs fusèrent de toute part. S’en suivi la chanson “Y’a les mots” de Francine Raymond et “Je n’aurai pas le temps” de Fugain, chanson qu’elle termina à sa façon avec ces mots “J’aurai tout le temps, j'aurai tout mon temps”.

 

 

C’est lors d’un rappel que Nathalie acheva cette ultime représentation avec la chanson “Pour te voir” de Boum Desjardin, puis elle remercia ses fans de l’avoir tant aimée et supportée, surtout durant ces dernières années difficiles. Une séparation émouvante et inoubliable pour plusieurs. Le rideau est finalement tombé après que Nathalie Simard ait chanté a cappella ces quelques lignes d’une très belle chanson de Clémence Desrochers, tel un dernier et irrévocable message d’amour pour son public...

“Cet été, je ferai un jardin... si tu veux rester avec moi, encore quelques mois... Il sera petit, c’est certain... J’en prendrai bien soin, j’en prendrai bien soin... pour qu’il soit aussi beau que toi !”

 

Elle me manque déjà.

 

Théâtre St-Denis
http://www.theatrestdenis.com

Julie Robillard, photographe
http://www.robiart.com

Site de notre chroniqueuse Élyse Foley
http://www.inconditionnels-des-simard.c.la/

 

 

 

Crédit photo: Julie Robillard

 

 

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