C’est
avec beaucoup de fébrilité et de sentiments
partagés que je suis sortie de mon patelin trifluvien
pour me rendre au dernier spectacle d’adieu de Nathalie
Simard, qui eu lieu à Montréal, le
18 avril 2008. J’étais bien excitée de
voir celle que j’ai toujours considérée
comme “une petite soeur d’adoption”
et en même temps, j’avais le coeur gros à
l’idée que ce serait la dernière fois
que je la verrais. Bref... avant même d’être
entrée au St-Denis, j’étais émue.
 
Le rideau
s’est levé et l’ombre de Nathalie
se distinguait sur la plate-forme du décor. Dès
les premières notes de la chanson “Il y avait
un jardin” les applaudissements de la foule n’ont
cessé de grandir en intensité et après
les deux ou trois premières paroles, la voix de Nathalie
se brisait par l’émotion. En véritable
professionnelle, elle s’est ressaisie en déclarant
à ses fans “Vous êtes des amours”
et poursuivi sa chanson avec une parfaite maîtrise
d’elle-même. Avant de poursuivre, elle ajouta
ces mots : “C’est vrai que c’est le
dernier, mais ça n’empêchera jamais que
l’amour se poursuive pour toujours entre nous. Moi aussi,
j’vous aime énormément !”.
Le spectacle
se déroula rondement avec “Vivre en amour”
de Luc Cousineau, “Amène-toi
chez nous” de son grand ami et mentor Jacques
Michel et la très belle chanson “Babe”
de Styx. Puis Nathalie Simard enchaîna
avec un “Medley Jazz” qui lui allait
à ravir. Elle interpréta ensuite une chanson
de son album, écrite par Jim Corcoran
“On s’est presque touché”
et ce fut au tour de l’impressionnant “Medley
Demain matin Montréal m’attend” qui
vint clôturer la première partie du spectacle.
À mon avis, si ce n’avait été des
apparitions répétées et trop visibles
de techniciens derrière le décor, ce qui occasionnait
de fréquentes distractions, le spectacle aurait été
absolument sans faille.
 
Après
l’entracte Nathalie nous revient avec “Aimer
d’amour” de Boule Noir sur
laquelle elle danse avec toute l’intensité qu’on
lui a toujours connue. Ensuite, place à un déchaîné
“Medley Disco” ! Toute la foule se leva
à l’arrivé des danseurs qui descendirent
dans la salle, le temps de quelques pas de danse endiablés,
sur des musiques Michaël Jackson, Culture Club,
Madonna et j’en passe, sous une pluie de confettis.
Pour les nostalgiques, Nathalie interpréta
ensuite quelques-unes des chansons qui ont marqué sa
carrière de plus de 30 ans, dont “Reste ami”
servant d’introduction vers le passé et ce qu’elle
appelait la “Bulle d’enfance” du
spectacle. On y entendit la chanson du “Village
de Nathalie” en thème générique
sur l’écran géant ainsi que des extraits
de ses premiers succès comme “Une glace au
soleil”, “Goldorak” et “Maya
l’abeille”. Ce medley se termina avec la
très belle et touchante chanson “L’Amour
a prit son temps”, thème du film de
Rock Demers “La Guerre des Tuques” que
Nathalie interpréta brillamment.

Elle enchaîna
ensuite en entonnant la chanson “You’ve Got
a Friend” de Carole King. On sentait
la fin du spectacle qui approchait déjà et qui
favorisa la montée des effluves d’amour du public
envers l’artiste. Ainsi, tout spontanément d’une
seule voix et d’un seul coeur, ses fans lui ont chanté
“Chère Nathalie, c’est à ton
tour de te laisser parler d’amour”. Durant
plusieurs minutes, les applaudissements et les bouquets de
fleurs fusèrent de toute part. S’en suivi la
chanson “Y’a les mots” de Francine
Raymond et “Je n’aurai pas le temps”
de Fugain, chanson qu’elle termina
à sa façon avec ces mots “J’aurai
tout le temps, j'aurai tout mon temps”.

C’est
lors d’un rappel que Nathalie acheva
cette ultime représentation avec la chanson “Pour
te voir” de Boum Desjardin, puis
elle remercia ses fans de l’avoir tant aimée
et supportée, surtout durant ces dernières années
difficiles. Une séparation émouvante et inoubliable
pour plusieurs. Le rideau est finalement tombé après
que Nathalie Simard ait chanté a cappella
ces quelques lignes d’une très belle chanson
de Clémence Desrochers, tel un dernier et
irrévocable message d’amour pour son public...
“Cet
été, je ferai un jardin... si tu veux rester
avec moi, encore quelques mois... Il sera petit, c’est
certain... J’en prendrai bien soin, j’en prendrai
bien soin... pour qu’il soit aussi beau que toi !”
Elle
me manque déjà.
Théâtre
St-Denis
http://www.theatrestdenis.com
Julie
Robillard, photographe
http://www.robiart.com
Site de notre chroniqueuse
Élyse Foley
http://www.inconditionnels-des-simard.c.la/
Crédit
photo: Julie Robillard
Accueil
|