Le dimanche, 16 mars 2008


Quelque temps dans la vie de
Meggie Lagacé et Cornéliu

 

Meggie Lagacé

La revue musicale intitulée Luis Mariano, le cœur qui chante, écrite et mise en scène par la talentueuse Mouffe, sera de passage au Capitole Québec du 26 au 29 mars 2008. Ce spectacle, qui allie à la fois musiques et images, relate l’histoire du célèbre ténor connu pour ses succès intemporels La belle de Cadix et Mexico. À l’occasion de la rencontre de presse, j’ai eu la chance d’avoir en entrevue la charmante et très agréable Meggie Lagacé, ex-académicienne, compagne de vie du jeune ténor Cornéliu Montano et interprète du rôle de Carmen Sevilla dans Luis Mariano, le cœur qui chante. .

 

I-C.B. : En entrevue, vous avez déjà mentionné avoir lu la biographie de Luis Mariano lorsque vous avez appris que vous alliez jouer le rôle de Carmen Sevilla. Est-ce que cette lecture vous a effectivement permis de mieux cerner le personnage ?
Oui, effectivement, je l’ai lu en environ 3 ou 4 jours, à peine! Je me suis vraiment renseignée sur sa vie, justement pour pouvoir bien interpréter mon personnage qui était en fait la fiancée de Luis Mariano. Mais ça n’a pas duré longtemps, je crois qu’ils ont été promis l’un à l’autre pendant seulement trois ans. C’est un défi d’interpréter des gens qui n’étaient pas dans notre génération et il fallait vraiment se documenter pour être sûr de bien interpréter et de bien comprendre les personnages.

 

I-C.B. : Est-ce que vous connaissiez déjà Luis Mariano ?
Pas du tout. En fait, je connaissais la chanson Maman la plus belle du monde, que la plupart de gens connaissent, et Mexico, qui est un grand classique, mais mis à part ça, je ne savais même pas que c’était lui qui chantait ces chansons-là! Donc, je me suis assise avec ma grand-mère, qui était à l’époque une grande admiratrice, et qui l’est toujours encore et j’ai écouté ce qu’elle avait à me raconter sur lui !

 


Crédits photos : Marco Weber et Olivier Jean (Journal de Montréal)

 

I-C.B. : Votre grand-mère doit être fière de voir que vous interprétez Carmen Sevilla alors !
Oui, elle est tellement contente! Justement, il y a une anecdote à ce sujet! Quand on est parti de Star Académie, ma grand-mère demandait toujours à Cornéliu : « S’il de plait, s’il te plait, chante-moi Mexico! Ce serait mon rêve de t’entendre me chanter ça ! » Finalement, quatre ans plus tard, c’est Cornéliu qui l’interprète. Je trouve ça fou comme idée! Quand elle était assise dans la salle, elle pleurait. Le spectacle lui a fait revivre de beaux moments de sa jeunesse. Et c’est ça qui nous fait du bien dans ce spectacle, on rencontre des gens venus voir le spectacle et juste de voir la magie dans leurs yeux, c’est gratifiant. On fait revivre des beaux moments à ceux qui ont connu Luis Mariano. Et pour les jeunes, on leur fait découvrir ce chanteur. Parce qu’en fait, le spectacle est représenté en 22 tableaux qui racontent son histoire, donc on peut en apprendre sur sa vie. Quelqu’un qui ne le connaît pas du tout peut en apprendre sur son existence, sur ses chansons, sur son univers et sur les gens qui ont tourné autour de sa vie.

 

I-C.B. : Les arrangements musicaux ont été créés de façon à être plus contemporains, pour aller chercher un plus large public. Pensez-vous que cela a fonctionné ?
Oui, oui, surtout sur l’album. Stéphane Aubin, qui a fait les arrangements, est vraiment extraordinaire. Il a amené la musique sous un tout nouveau jour, je dirais. C’est plus tendance d’aujourd’hui, il a vraiment actualisé les chansons. Tu vois, c’est quelque chose que j’écoute si je veux lire ou simplement décompresser. Je trouve la musique tellement belle! Je trouve ça magnifique ! C’est classique, c’est sur, mais je trouve personnellement que c’est vraiment un album réussi.

 

I-C.B. : Vous avez l’air d’avoir aimé votre expérience !
Oh, j’ai adoré ! Je suis contente qu’on soit ici. D’ailleurs, Luis Mariano est venu ici même, au Capitole, dans les années 1951 et 1966. C’est génial de monter le show sur la même scène, avec une belle salle qui a un cachet extraordinaire et qui nous ramène justement à l’époque ! Je suis emballée et j’espère que ça va continuer comme ça ! Tout a commencé par un tout petit projet, à Joliette, ensuite à Montréal, puis Québec maintenant… donc j’espère que ça va continuer !

 

I-C.B. : Et comment trouvez-vous l’expérience de travailler avec Cornéliu, votre amoureux à la fois sur scène et dans la vie de tous les jours ?
C’est génial ! Moi j’ai accepté tout de suite parce qu’en plus de pouvoir travailler avec Mouffe, c’est la première fois que j’allais chanter avec Cornéliu, c’est la première fois qu’on allait partager la scène ensemble. Puis, des opportunités comme celle-là, ça arrive tellement rarement! On a accepté tout de suite et depuis c’est extraordinaire. Il faut savoir bien s’entendre parce que 24 heures sur 24 ensemble, ce n’est pas toujours évident, mais c’est extraordinaire. Ce n’est pas tout le monde qui serait capable de faire ça, mais nous, ça nous a beaucoup apporté, sur le couple aussi. On a beaucoup découvert avec ce spectacle-là

 

I-C.B. : Et en ce qui concerne votre carrière personnelle, est-ce que vous comptez sortir un deuxième album ?
Oui, je travaille là-dessus présentement. J’écris des textes, des compositions. C’est quelque chose qui est tout nouveau pour moi : c’est un défi que je me lance pour le second album. C’est sûr que je ne vais probablement pas signer tous les textes, mais je travaille là-dessus! Je travaille aussi avec Cornéliu en ce moment, on compose beaucoup ensemble.

 

I-C.B. : Est-ce qu’il risque de faire partie de votre deuxième album ?
Peut-être, peut-être, je ne sais pas encore! J’en suis vraiment à la première étape donc au tout début du projet et je prends mon temps, comme pour le premier album. Le deuxième prendra le temps qu’il faudra! C’est tellement important : c’est quelque chose qui te représente! C’est des chansons que tu défends sur scènes aussi, donc il faut que tu te les appropries. C’est important de bien les choisir, de bien faire les choses. C’est tout un défi! Mais j’adore ça, ça me fait du bien, c’est comme une libération! L’écriture est un beau moyen d’expression.

 

I-C.B. : Sur votre site internet officiel, il y a un endroit où l’on peut faire des dons à la fondation Charles Guidon.
Oui ! C’est une fondation que j’ai créée en 2005 parce que mon petit frère est épileptique très lourd. J’ai décidé de mettre sur pied cette fondation avec l’aide de mon frère et de mes parents. C’est indépendant, donc tout petit comme fondation, mais notre but c’est de grandir de plus en plus. On invite les gens à faire des dons. Parfois, on organise des évènements, qui sont annoncés sur mon site officiel.

 

I-C.B. : Et est-ce que pour l’instant ça fonctionne bien ?
Pour l’instant, la fondation fonctionne super bien : on a 60 000$ d’amassés en deux ans et demi. Donc c’est super bien pour une petite fondation, on est super contents. Notre but est d’acheter des simulateurs qui font en sorte de diminuer le nombre de crises des personnes souffrantes d’épilepsie. On espère pouvoir changer les choses un peu, donner la possibilité aux jeunes d’avoir les soins à la maison plutôt qu’à l’hôpital, parce que ce n’est pas évident ni pour les parents, ni pour l’enfant. Je me suis toujours dit que si je devenais une personnalité publique, j’allais faire en sorte de changer les choses. On a tellement de pouvoir, qu’on le veuille ou non, pour influencer les gens, pourquoi pas se permettre de faire des projets du genre !

 

I-C.B. : Je sais que lorsque vous étiez jeune, vous avez fait beaucoup de théâtre. Est-ce que maintenant c’est quelque chose qui vous manque, que vous aimeriez refaire ?
J’aimerais beaucoup pouvoir faire les deux. D’ailleurs, c’est ce qui est intéressant avec Luis Mariano : j’ai la chance de jouer et de chanter en même temps. J’ai fait beaucoup d’études lorsque j’étais jeune, mais j’ai dû arrêter lorsque je suis entrée dans Star Académie, à 18 ans, alors que j’étais seulement à ma première session au cégep.

 

I-C.B. : Est-ce que vous comptez retourner à l’école ?
En fait, oui, j’aimerais aller suivre des cours de doublage pour faire des voix d’animations dans les films… C’est quelque chose qui me plairait vraiment beaucoup ! Je vise ça cette année, en plus de mon album et d’autres projets de télévision !

 

Vous pourrez voir Meggie sur scène interpréter Carmen Sevilla au Capitole de Québec, du 26 au 29 mars 2008.
Hâtez-vous, les billets se vendent très rapidement !

 

Aïe, Pourquoi on s'aime
 

 

Site officiel : http://www.meggie.mu/

 


 

Cornéliu :
dans la peau de Luis Mariano


Luis Mariano, le cœur qui chante, est une revue musicale écrite et mise en scène par la talentueuse Mouffe. Cette pièce chantée sera de passage au Capitole Québec du 26 au 29 mars 2008 et mettra en scène Cornéliu dans le rôle de Luis Mariano lui-même, ainsi que Meggie Lagacé, sa conjointe, dans le rôle de la fiancée du protagoniste, Carmen Sevilla. Ce spectacle d’images et de musique raconte l’histoire du célèbre ténor connu pour ses succès intemporels Maman la plus belle du monde et Mexico.

 

I-C.B. : Vous avez suivi un peu le même parcours musical que Luis Mariano. Était-il un de vos modèles ?
C. M. : C'est-à-dire que je le connaissais parce que mes parents m’avaient parlé de sa voix, de sa carrière, quand j’ai commencé à chanter. Il était très connu en Roumanie et mes parents m’ont poussé un peu vers son répertoire, mais je connaissais comme tout le monde Mexico, Maman, la plus belle du monde. Je ne connaissais pas vraiment de quoi avait l’air sa vie ni sa carrière. Mais quand le spectacle m’est venu, j’étais très content parce qu’il a été le premier vendeur millionnaire en France, la plus grande star des années 50-60. Alors, c’était plaisant de parcourir sa vie et de voir justement que je pouvais vraiment ajouter ma touche personnelle tout en comprenant sa vie, parce que j’avais vécu un peu comme lui : il est parti quand il était très jeune en France, c’était des débuts difficiles, après il a commencé à chanter puis finalement, ça décroché. Moi, quand j’étais jeune, je suis parti de la Roumanie pour venir au Canada, c’est donc un peu similaire.

Mais concernant Luis, son univers est extraordinaire et il a eu une vie extraordinaire. C’est quelqu’un qui a été très passionné tout au long de sa vie et il aimait beaucoup la musique, comme moi d’ailleurs. Il travaillait six jours semaine, même lorsqu’il était millionnaire, il travaillait pour le bonheur et pour le plaisir. Un an d’avance, il remplissait un théâtre comme le Capitole pendant un an six jours semaine. C’est génial!

Je suis très content, on s’amuse et on le fait découvrir ! Tu sais, j’ai 25 ans, ce n’est pas ma génération, c’est le fun de le découvrir et de le faire découvrir à plein de gens, autant à la grand-maman qu’à son petit fils ou sa petite fille qui l’accompagne.

 

Maman la plus belle du monde
 

 

I-C.B. : Les arrangements musicaux ont été retravaillés, non ?
C. M. : Stéphane Aubin, directeur musical, et moi, on a travaillé beaucoup ensemble, et aussi avec Bill Riley, à New-York, qui est mon coach là-bas et qui est le professeur de Céline Dion, de Madonna et de plein d’artistes aux États-Unis. Il fait aussi beaucoup de Broadway et connaît beaucoup de trucs pour passer à travers le spectacle. Il m’a montré, entre autres, des petits trucs pour passer à travers le spectacle. Par exemple, après les spectacles, je ne parlais pas du tout, je me taisais jusqu’au lendemain. J’avais quatre représentations semaine.

 

I-C.B. : Est-ce que ça été difficile de ne pas parler ?
C. M. : Ca été difficile, mais comme je disais tantôt, on a passé tellement un bel été l’année passée, à Joliette. On a loué un chalet sur le lac, avec un petit bateau et tout. J’étais tellement bien ! Le jour, j’allais sur le lac me faire bronzer avec Meggie et le soir j’allais au spectacle, c’était vraiment un rêve.

 

I-C.B. : Donc vous avez bien travaillé les deux ensemble ?
C. M. : Ah, ça été extraordinaire! Ce serait à refaire. C’est certain qu’on n’a pas toujours l’opportunité de travailler l’un avec l’autre parce que chacun a sa carrière, mais dans ce sens-là, ça été vraiment très bien de travailler ensemble et de se découvrir. Le secret, c’est de ne pas se piler sur les pieds, de chacun garder son territoire pour ne pas nuire à l’autre. C’est de ne pas venir accaparant.

 

I-C.B. : Avez-vous des projets après Luis Mariano ?
C. M. : C’est sûr ! Je travaille sur mon deuxième album, à New-York, avec Stéphane Aubin et au Sutdio Soundtrack, qui sont les plus grands studios de New-York, et avec un monsieur qui s’appelle Dominic Barbera, qui a gagné trois Grammy Award. C’est lui qui a mixé l’album, parce qu’il connaissait très bien ma voix. La sortie est prévue peut-être pour 2009. Entre temps, je travaille sur un album de Noël, pour lancer cette année. Ça garde occupé !

 

I-C.B. : Vous parlez beaucoup de New-York. Je sais que vous voyagez beaucoup, vous venez de la Roumanie, vous avez travaillé en Europe, pourquoi c’est au Québec que vous avez décidé de vous installer ?
C. M. : Avec Star Académie, je suis revenu au Québec et j’ai commencé ma carrière ici. Le Québec c’est tout spécial pour moi, je le considère comme mon pays parce que j’ai vécu mon enfance ici, ça fait partie de ma vie. Je suis né en Roumanie, mais je suis arrivé ici très jeune. Le Québec représente une bonne partie de ma vie et en même temps les gens sont très accueillants et très fidèles. C’est ce qui est le fun, et très plaisant.

 


Meggie, Corneliu et Mouffe
Crédit photo: Le Soleil, Patrice Laroche

 

 

I-C.B. : Donc plus tard, est-ce que vous visez une carrière à l’international ?
C. M. : Peut-être bien, si ça donne l’opportunité d’aller partager mon art avec d’autres gens, c’est sûr que je le ferais, mais je ne penserais jamais à quitter pour aller ailleurs ou pour aller vivre aux États-Unis.

 

I-C.B. : Et qu’est-ce que ça vous fait de jouer sur les mêmes planches que le célèbre Luis Mariano ?
C. M. : C’est extraordinaire, je pense qu’il y a le fantôme de Luis ici qui nous hante… Enfin, pas qui nous hante, mais qui nous dit bonjour!

 

Le spectacle Luis Mariano, le cœur qui chante sera au Capitole de Québec du 26 au 29 mars 2008.
Hâtez-vous, le dernier soir affiche déjà complet !

 

Site Web : http://www.corneliumontano.com/

 

 

Écrit et mis en scène par Mouffe, assisté de Lou Arteau
Musique et arrangements de Stéphane Aubin
Décors d’André Barbe
Costumes de Jean Blanchette
Chorégraphie d’Anne Fournier

 

 

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