Quelque
temps dans la vie de
Meggie Lagacé et Cornéliu
Meggie
Lagacé
La revue
musicale intitulée Luis Mariano,
le cœur qui chante, écrite et mise en scène
par la talentueuse Mouffe, sera de passage au
Capitole Québec du 26 au 29 mars 2008.
Ce spectacle, qui allie à la fois musiques et images,
relate l’histoire du célèbre ténor
connu pour ses succès intemporels La belle
de Cadix et Mexico. À l’occasion de
la rencontre de presse, j’ai eu la chance d’avoir
en entrevue la charmante et très agréable
Meggie Lagacé, ex-académicienne,
compagne de vie du jeune ténor Cornéliu
Montano et interprète du rôle de
Carmen Sevilla dans Luis Mariano, le
cœur qui chante. .
I-C.B.
: En entrevue, vous avez déjà mentionné
avoir lu la biographie de Luis Mariano lorsque vous avez
appris que vous alliez jouer le rôle de Carmen Sevilla.
Est-ce que cette lecture vous a effectivement permis de
mieux cerner le personnage ? Oui, effectivement,
je l’ai lu en environ 3 ou 4 jours, à peine!
Je me suis vraiment renseignée sur sa vie, justement
pour pouvoir bien interpréter mon personnage qui
était en fait la fiancée de Luis Mariano.
Mais ça n’a pas duré longtemps, je
crois qu’ils ont été promis l’un
à l’autre pendant seulement trois ans. C’est
un défi d’interpréter des gens qui
n’étaient pas dans notre génération
et il fallait vraiment se documenter pour être sûr
de bien interpréter et de bien comprendre les personnages.
I-C.B.
: Est-ce que vous connaissiez déjà Luis
Mariano ? Pas du tout. En
fait, je connaissais la chanson Maman la plus belle du
monde, que la plupart de gens connaissent, et Mexico,
qui est un grand classique, mais mis à part ça,
je ne savais même pas que c’était lui
qui chantait ces chansons-là! Donc, je me suis
assise avec ma grand-mère, qui était à
l’époque une grande admiratrice, et qui l’est
toujours encore et j’ai écouté ce
qu’elle avait à me raconter sur lui !
Crédits photos : Marco
Weber et Olivier Jean (Journal de Montréal)
I-C.B.
: Votre grand-mère doit être fière
de voir que vous interprétez Carmen Sevilla alors
! Oui, elle est tellement
contente! Justement, il y a une anecdote à ce sujet!
Quand on est parti de Star Académie, ma grand-mère
demandait toujours à Cornéliu : «
S’il de plait, s’il te plait, chante-moi Mexico!
Ce serait mon rêve de t’entendre me chanter
ça ! » Finalement, quatre ans plus tard,
c’est Cornéliu qui l’interprète.
Je trouve ça fou comme idée! Quand elle
était assise dans la salle, elle pleurait. Le spectacle
lui a fait revivre de beaux moments de sa jeunesse. Et
c’est ça qui nous fait du bien dans ce spectacle,
on rencontre des gens venus voir le spectacle et juste
de voir la magie dans leurs yeux, c’est gratifiant.
On fait revivre des beaux moments à ceux qui ont
connu Luis Mariano. Et pour les jeunes, on leur fait découvrir
ce chanteur. Parce qu’en fait, le spectacle est
représenté en 22 tableaux qui racontent
son histoire, donc on peut en apprendre sur sa vie. Quelqu’un
qui ne le connaît pas du tout peut en apprendre
sur son existence, sur ses chansons, sur son univers et
sur les gens qui ont tourné autour de sa vie.
I-C.B.
: Les arrangements musicaux ont été créés
de façon à être plus contemporains,
pour aller chercher un plus large public. Pensez-vous
que cela a fonctionné ? Oui, oui, surtout
sur l’album. Stéphane Aubin, qui a fait les
arrangements, est vraiment extraordinaire. Il a amené
la musique sous un tout nouveau jour, je dirais. C’est
plus tendance d’aujourd’hui, il a vraiment
actualisé les chansons. Tu vois, c’est quelque
chose que j’écoute si je veux lire ou simplement
décompresser. Je trouve la musique tellement belle!
Je trouve ça magnifique ! C’est classique,
c’est sur, mais je trouve personnellement que c’est
vraiment un album réussi.
I-C.B.
: Vous avez l’air d’avoir aimé votre
expérience !
Oh, j’ai adoré
! Je suis contente qu’on soit ici. D’ailleurs,
Luis Mariano est venu ici même, au Capitole, dans
les années 1951 et 1966. C’est génial
de monter le show sur la même scène, avec
une belle salle qui a un cachet extraordinaire et qui
nous ramène justement à l’époque
! Je suis emballée et j’espère que
ça va continuer comme ça ! Tout a commencé
par un tout petit projet, à Joliette, ensuite à
Montréal, puis Québec maintenant…
donc j’espère que ça va continuer
!
I-C.B.
: Et comment trouvez-vous l’expérience de
travailler avec Cornéliu, votre amoureux à
la fois sur scène et dans la vie de tous les jours
? C’est génial
! Moi j’ai accepté tout de suite parce qu’en
plus de pouvoir travailler avec Mouffe, c’est la
première fois que j’allais chanter avec Cornéliu,
c’est la première fois qu’on allait
partager la scène ensemble. Puis, des opportunités
comme celle-là, ça arrive tellement rarement!
On a accepté tout de suite et depuis c’est
extraordinaire. Il faut savoir bien s’entendre parce
que 24 heures sur 24 ensemble, ce n’est pas toujours
évident, mais c’est extraordinaire. Ce n’est
pas tout le monde qui serait capable de faire ça,
mais nous, ça nous a beaucoup apporté, sur
le couple aussi. On a beaucoup découvert avec ce
spectacle-là
I-C.B.
: Et en ce qui concerne votre carrière personnelle,
est-ce que vous comptez sortir un deuxième album
? Oui, je travaille
là-dessus présentement. J’écris
des textes, des compositions. C’est quelque chose
qui est tout nouveau pour moi : c’est un défi
que je me lance pour le second album. C’est sûr
que je ne vais probablement pas signer tous les textes,
mais je travaille là-dessus! Je travaille aussi
avec Cornéliu en ce moment, on compose beaucoup
ensemble.
I-C.B.
: Est-ce qu’il risque de faire partie de votre deuxième
album ? Peut-être,
peut-être, je ne sais pas encore! J’en suis
vraiment à la première étape donc
au tout début du projet et je prends mon temps,
comme pour le premier album. Le deuxième prendra
le temps qu’il faudra! C’est tellement important
: c’est quelque chose qui te représente!
C’est des chansons que tu défends sur scènes
aussi, donc il faut que tu te les appropries. C’est
important de bien les choisir, de bien faire les choses.
C’est tout un défi! Mais j’adore ça,
ça me fait du bien, c’est comme une libération!
L’écriture est un beau moyen d’expression.
I-C.B.
: Sur votre site internet officiel, il y a un endroit
où l’on peut faire des dons à la fondation
Charles Guidon. Oui ! C’est
une fondation que j’ai créée en 2005
parce que mon petit frère est épileptique
très lourd. J’ai décidé de
mettre sur pied cette fondation avec l’aide de mon
frère et de mes parents. C’est indépendant,
donc tout petit comme fondation, mais notre but c’est
de grandir de plus en plus. On invite les gens à
faire des dons. Parfois, on organise des évènements,
qui sont annoncés sur mon site officiel.
I-C.B.
: Et est-ce que pour l’instant ça fonctionne
bien ? Pour l’instant,
la fondation fonctionne super bien : on a 60 000$ d’amassés
en deux ans et demi. Donc c’est super bien pour
une petite fondation, on est super contents. Notre but
est d’acheter des simulateurs qui font en sorte
de diminuer le nombre de crises des personnes souffrantes
d’épilepsie. On espère pouvoir changer
les choses un peu, donner la possibilité aux jeunes
d’avoir les soins à la maison plutôt
qu’à l’hôpital, parce que ce
n’est pas évident ni pour les parents, ni
pour l’enfant. Je me suis toujours dit que si je
devenais une personnalité publique, j’allais
faire en sorte de changer les choses. On a tellement de
pouvoir, qu’on le veuille ou non, pour influencer
les gens, pourquoi pas se permettre de faire des projets
du genre !
I-C.B.
: Je sais que lorsque vous étiez jeune, vous avez
fait beaucoup de théâtre. Est-ce que maintenant
c’est quelque chose qui vous manque, que vous aimeriez
refaire ? J’aimerais
beaucoup pouvoir faire les deux. D’ailleurs, c’est
ce qui est intéressant avec Luis Mariano : j’ai
la chance de jouer et de chanter en même temps.
J’ai fait beaucoup d’études lorsque
j’étais jeune, mais j’ai dû arrêter
lorsque je suis entrée dans Star Académie,
à 18 ans, alors que j’étais seulement
à ma première session au cégep.
I-C.B.
: Est-ce que vous comptez retourner à l’école
? En fait, oui, j’aimerais
aller suivre des cours de doublage pour faire des voix
d’animations dans les films… C’est quelque
chose qui me plairait vraiment beaucoup ! Je vise ça
cette année, en plus de mon album et d’autres
projets de télévision !
Vous
pourrez voir Meggie sur scène
interpréter Carmen Sevilla au Capitole de Québec,
du 26 au 29 mars 2008.
Hâtez-vous, les billets se vendent très rapidement
!
Luis Mariano, le cœur qui chante,
est une revue musicale écrite et mise en scène
par la talentueuse Mouffe. Cette pièce
chantée sera de passage au Capitole Québec
du 26 au 29 mars 2008 et mettra en scène Cornéliu
dans le rôle de Luis Mariano lui-même,
ainsi que Meggie Lagacé, sa conjointe,
dans le rôle de la fiancée du protagoniste,
Carmen Sevilla. Ce spectacle d’images et
de musique raconte l’histoire du célèbre
ténor connu pour ses succès intemporels
Maman la plus belle du monde et Mexico.
I-C.B.
: Vous avez suivi un peu le même parcours musical
que Luis Mariano. Était-il un de vos modèles
? C. M. :
C'est-à-dire que je le connaissais parce que mes
parents m’avaient parlé de sa voix, de sa
carrière, quand j’ai commencé à
chanter. Il était très connu en Roumanie
et mes parents m’ont poussé un peu vers son
répertoire, mais je connaissais comme tout le monde
Mexico, Maman, la plus belle du monde. Je ne connaissais
pas vraiment de quoi avait l’air sa vie ni sa carrière.
Mais quand le spectacle m’est venu, j’étais
très content parce qu’il a été
le premier vendeur millionnaire en France, la plus grande
star des années 50-60. Alors, c’était
plaisant de parcourir sa vie et de voir justement que
je pouvais vraiment ajouter ma touche personnelle tout
en comprenant sa vie, parce que j’avais vécu
un peu comme lui : il est parti quand il était
très jeune en France, c’était des
débuts difficiles, après il a commencé
à chanter puis finalement, ça décroché.
Moi, quand j’étais jeune, je suis parti de
la Roumanie pour venir au Canada, c’est donc un
peu similaire.
Mais
concernant Luis, son univers est extraordinaire et il
a eu une vie extraordinaire. C’est quelqu’un
qui a été très passionné tout
au long de sa vie et il aimait beaucoup la musique, comme
moi d’ailleurs. Il travaillait six jours semaine,
même lorsqu’il était millionnaire,
il travaillait pour le bonheur et pour le plaisir. Un
an d’avance, il remplissait un théâtre
comme le Capitole pendant un an six jours semaine. C’est
génial!
Je suis
très content, on s’amuse et on le fait découvrir
! Tu sais, j’ai 25 ans, ce n’est pas ma génération,
c’est le fun de le découvrir et de le faire
découvrir à plein de gens, autant à
la grand-maman qu’à son petit fils ou sa
petite fille qui l’accompagne.
Maman
la plus belle du monde
I-C.B.
: Les arrangements musicaux ont été retravaillés,
non ? C. M. :
Stéphane Aubin, directeur musical, et moi, on a
travaillé beaucoup ensemble, et aussi avec Bill
Riley, à New-York, qui est mon coach là-bas
et qui est le professeur de Céline Dion, de Madonna
et de plein d’artistes aux États-Unis. Il
fait aussi beaucoup de Broadway et connaît beaucoup
de trucs pour passer à travers le spectacle. Il
m’a montré, entre autres, des petits trucs
pour passer à travers le spectacle. Par exemple,
après les spectacles, je ne parlais pas du tout,
je me taisais jusqu’au lendemain. J’avais
quatre représentations semaine.
I-C.B.
: Est-ce que ça été difficile de
ne pas parler ? C. M. :
Ca été difficile, mais comme je disais tantôt,
on a passé tellement un bel été l’année
passée, à Joliette. On a loué un
chalet sur le lac, avec un petit bateau et tout. J’étais
tellement bien ! Le jour, j’allais sur le lac me
faire bronzer avec Meggie et le soir j’allais au
spectacle, c’était vraiment un rêve.
I-C.B.
: Donc vous avez bien travaillé les deux ensemble
? C. M. :
Ah, ça été extraordinaire! Ce serait
à refaire. C’est certain qu’on n’a
pas toujours l’opportunité de travailler
l’un avec l’autre parce que chacun a sa carrière,
mais dans ce sens-là, ça été
vraiment très bien de travailler ensemble et de
se découvrir. Le secret, c’est de ne pas
se piler sur les pieds, de chacun garder son territoire
pour ne pas nuire à l’autre. C’est
de ne pas venir accaparant.
I-C.B.
: Avez-vous des projets après Luis Mariano ? C. M. :
C’est sûr ! Je travaille sur mon deuxième
album, à New-York, avec Stéphane Aubin et
au Sutdio Soundtrack, qui sont les plus grands studios
de New-York, et avec un monsieur qui s’appelle Dominic
Barbera, qui a gagné trois Grammy Award. C’est
lui qui a mixé l’album, parce qu’il
connaissait très bien ma voix. La sortie est prévue
peut-être pour 2009. Entre temps, je travaille sur
un album de Noël, pour lancer cette année.
Ça garde occupé !
I-C.B.
: Vous parlez beaucoup de New-York. Je sais que vous voyagez
beaucoup, vous venez de la Roumanie, vous avez travaillé
en Europe, pourquoi c’est au Québec que vous
avez décidé de vous installer ? C. M. :
Avec Star Académie, je suis revenu au
Québec et j’ai commencé ma carrière
ici. Le Québec c’est tout spécial
pour moi, je le considère comme mon pays parce
que j’ai vécu mon enfance ici, ça
fait partie de ma vie. Je suis né en Roumanie,
mais je suis arrivé ici très jeune. Le Québec
représente une bonne partie de ma vie et en même
temps les gens sont très accueillants et très
fidèles. C’est ce qui est le fun, et très
plaisant.
Meggie, Corneliu et Mouffe Crédit photo:Le Soleil,
Patrice Laroche
I-C.B.
: Donc plus tard, est-ce que vous visez une carrière
à l’international ? C. M. :
Peut-être bien, si ça donne l’opportunité
d’aller partager mon art avec d’autres gens,
c’est sûr que je le ferais, mais je ne penserais
jamais à quitter pour aller ailleurs ou pour aller
vivre aux États-Unis.
I-C.B.
: Et qu’est-ce que ça vous fait de jouer
sur les mêmes planches que le célèbre
Luis Mariano ? C. M. :
C’est extraordinaire, je pense qu’il y a le
fantôme de Luis ici qui nous hante… Enfin,
pas qui nous hante, mais qui nous dit bonjour!
Le
spectacle Luis Mariano, le cœur qui chante sera au
Capitole de Québec du 26 au 29 mars 2008.
Hâtez-vous, le dernier soir affiche déjà
complet !
Écrit
et mis en scène par Mouffe, assisté
de Lou Arteau Musique et arrangements de Stéphane
Aubin Décors d’André Barbe Costumes de Jean Blanchette Chorégraphie d’Anne Fournier