Le mercredi, 21 mai 2008


La Machine à orgueil
« … il est question du rapport à l'amour, à l”identité et à cette lutte perpétuelle... »

Mado est morte. DJipi, en deuil total, cesse d'écumer les routes et de spinner dans les bars : plus de gigs, plus de squats, plus de bonheur. DJipi est secoué. DJipi veut mourir lui aussi. DJipi doit absolument revenir à la case départ. Time-out! DJipi, bourlingueur et baroudeur, drogué et alcoolique, va exorciser ses démons, tous ses démons. Homme de bruits et de sons, il s'exile dans un chalet perdu et silencieux du plus fin fond de l'Estrie.
La sainte paix pour mourir.

 

 

Mais DJipi ne mourra pas. Pas capable. Il y aura les oiseaux et l'Allumé, son voisin ermite. Il y aura leur petit joint du jeudi matin, pour raconter la vie, celle d'avant, et revenir sur Mado. Il y aura aussi le rêve d'un Environnement Sonore Autonome qui ne voudra pas s'éteindre, et il y aura surtout la Machine à orgueil...

D'un langage imagé , « Le jour vient, mais c'est la nuit qui tombe en glissant sur les épaules des arbres » extrait du roman, à un vocabulaire semé d' anglicisme et un jargon qui me rappelle mon adolescence en Ontario..... « Tiens, prends ma ceinture. Pis si un jour que qu'un t'écoeure su'un site, dis leu que c'est la ceinture à Sherwood pis que c'est lui qui t'a starté! Parsonne va te faire chier... » un autre extrait du livre pour mieux illustré le langage de l’auteur. C'est un réçit qui m'a conduit dans un monde débauché, drogué et d'alcool. Quoique j'absorbe encore cette histoire, je l'ai beaucoup aimée.

Pour en connaître davantage, procurez-vous ce magnifique livre disponible dans tous les librairies.

 

 

Michel Vézina est chroniqueur littéraire et théâtral à l'hebdomadaire culturel ICI. Il signe aussi une chronique d'humeur dans le journal d'opinion Le Mouton Noir et il est chroniqueur à l'émission littéraire, Vous m'en lirez tant, sur les ondes de la Première Chaîne. Il a publié un roman, Asphalte et vodka (Québec Amérique), de même que deux recueils de nouvelles, Les contes de l'inattendu (Le Loup de Gouttière) et Acid Run (L'Incertain). Il a aussi traduit Negrophobia (L'Incertain) de Darius James. Il a été clown (Bérurier noir), comédien forain et opérateur de machine à orgueil. Il est le fondateur du Cochon souriant, théâtre ambulant, compagnie pour laquelle il a écrit, mis en scène, joué, craché le feu, chanté, chauffé l'truck et monté le chapiteau pendant six ans... Il a réalisé deux documentaires : Singing Bridges (1991) et Le 2116, André Fortin, cinéaste (2001). Il est depuis peu directeur littéraire aux éditions Les 400 coups.


Maison Éditions : Québec Amérique
www.quebec-amerique.com

216 pages
22,95$

 

 

 

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