Publiée
chez Dupuis, cette bande dessinée
est destinée davantage aux adolescentes, fait particulièrement
rare dans ce domaine. On y retrouve trois amies vivant les
aventures spécifiques de l’adolescence où
se mêlent amour, amitié, jalousie, trahison
et tout ce qu’inclut le quotidien de cet âge
: école, sorties, famille, etc. Il y a la trop grande
Karine, intelligente et à l’écoute des
gens, Jenny pour qui l’apparence compte pour plus
que tout et qui est un peu idiote et finalement Vicky, très
belle mais prête à tout pour arriver à
ses fins : être le centre d’attraction de tous
les garçons… Un trio qu’on aimera détester
!

Dans ce troisième
volet de la série, Les liens de l’amitié,
Vicky est clouée à l’hôpital suite
à un accident et sa copine Jenny en profite pour
lui voler son amoureux, John John. Quand Vicky revient à
l’école, elle n’est plus le centre d’intérêt
et elle déteste le fait de ne plus avoir autant de
prétendants. La guerre éclate entre Vicky
et Jenny et c’est Karine qui se retrouve prise entre
les deux, au dépend de sa propre vie amoureuse.
Le scénario est
une idée de Maryse Dubuc et les
magnifiques dessins sont de Delaf, deux
créateurs québécois. Les histoires
sont courtes, « punchées » et
se suivent tout au long de la bande dessinée. On
s’amuse des personnages très typés,
autant dans leur personnalité que dans leur apparence
: une grande échalote trop gentille et deux filles
super belles, hyper sexy qui se prennent pour le nombril
du monde. Bien que certains pourraient trouver qu’on
donne ainsi une image peu flatteuse de la femme et que l’on
tombe dans les clichés faciles, ce n’est pas
tout à fait vrai. On y dépeint en grande partie
les jeunes filles qui sont dans nos polyvalentes en les
exagérant au centuple, ce qui nous fait réfléchir
tout en nous faisant rire. On s’attache aux personnages
que l’on aime détester pour différentes
raisons, mais on se demande tout de même comment ses
trois adolescentes peuvent être amies. On ne peut
également s’empêcher d’espérer
que le public cible saura saisir le fond de l’histoire
derrière tous ces stéréotypes.

Maryse Dubuc et Delaf
Les Nombrils
plairont davantage à un public féminin et
jeune, qui avait bien besoin d’une telle série,
mais on ne serait pas surpris si d’autres s’attachaient
à cette bande d’adolescentes ! Les liens de
l’amitié réserve d’ailleurs une
fin surprenante qui en fera sourire plus d’un. Un
bon divertissement !
Vous pouvez
visiter le site officiel des Nombrils, www.lesnombrils.com,
pour des extraits, nouvelles, description des personnages,
jeux, etc.
Publiée
chez Dupuis (www.dupuis.com)
48 pages, 15,95 $.
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