Jonathan
Painchaud « Qu’on se lève » s’il-vous-plaît
!
C’est
une prestation sans faille que nous a offerte Jonathan
Painchaud, le 17 septembre dernier à l’Olympia,
lors de la rentrée montréalaise de son spectacle
« Qu’on se lève ». Une performance
flamboyante, inoubliable, mais détonnant avec l’inertie
du public, paralysé par une salle inappropriée…
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Sur scène,
Jonathan Painchaud est incontestablement
dans son élément. Accompagné de Mark
Hébert à la basse, Richard
Boisvert à la guitare et Jérôme
Chénard à la batterie, des musiciens
accomplis et très dynamiques à qui il accorde
une grande place, il semble littéralement entouré
de sa gagne de chums. Avec ses airs de rock star, il dégage
une énergie débordante - renforcée par
une conception d’éclairage des plus spectaculaires
- énergie qui, malheureusement, ne semble pas se rendre
jusqu’à l’auditoire. C’est que ce
soir-là, dans la belle grande salle de l’Olympia,
le public est…assis. Bien qu’on ait droit à
une prestation très rock, qui ne peut que nous donner
le goût d’être debout et de danser , nous
sommes confinés à nos sièges. Bien entendu,
Painchaud réussit à nous lever
de notre siège, le temps de quelques chansons telle
que la populaire Pousse Pousse. Mais les spectateurs,
peu nombreux, semblent se perdre dans le vaste théâtre.
Une salle plus intime aurait sans doute été
plus appropriée, cadrant d’ailleurs beaucoup
mieux avec son style de chansonnier sympathique.
Pousse
pousse
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d'Info-Culture.Biz.
Ce guitariste
dans l’âme (il porte sa guitare en bandoulière
sur toutes les photos de son nouvel album et ne la lâche
pas une seconde pendant le spectacle) offre aux spectateurs
une belle variété de chansons tirées
des différentes époques de sa carrière.
Au grand bonheur des fans d’Okoumé,
il interprète plusieurs pièces du groupe, telles
que Son rire, Europe, Le bruit des origines, À
l’enfant que j’aurai, Irresponsable et Dis-moi
pas ça. On a également droit à quelques
covers de grands classiques, dont Blister in the sun (Violent
Femmes), Time (Pink Floyd) et Free Falling (Tom
Petty), toutes interprétées avec passion, brio
et justesse. Étrangement, bien qu’il s’agisse
d’une tournée dédiée à son
dernier album, « Qu’on se lève
», il n’accorde qu’une toute petite
place à ses nouvelles compositions, n’interprétant
que la moitié d’entre elles.
Tandis que
la première partie du spectacle est plutôt folk
et country, le retour de l’entracte est décidément
plus rock. Painchaud entame cette deuxième
partie en force avec Pousse Pousse. C’est lorsqu’il
interprète cette pièce que l’inscription
sur son chandail, « Chanteur populaire »,
prend tout son sens. Pour la première fois, le public
se lève et chante en chœur, allant même
jusqu’à mimer les personnages de la chanson,
qui poussent poussent poussent de la fonte. Painchaud
fait d’ailleurs remarquer, en début
de soirée, à quel point il est heureux que les
radios aient enfin décidé de passer un nouvel
extrait de son album, mentionnant même au passage que
nous devions être « tannés »,
d’entendre Pousse Pousse sur les ondes…
Rassembleur
et chaleureux, on a l’impression que c’est chez
lui qu’il nous reçoit. « Ça
me fait plaisir de vous voir ici », lance-t-il
d’entrée de jeu et c’est dans ce même
esprit qu’il nous salue en fin de soirée, comme
s’il s’adressait à de vieux amis :
« Merci d’être passés, ça
m’a fait plaisir. Soyez prudents là ».
Mentionnons également la grande complicité qui
l’unit à ses musiciens, qu’il se plaît
à surnommer ses « boys, Jo, Jay, Rich et
Mark ». Cette bête de scène qui, par
son authenticité et sa grande sincérité,
touche énormément, nous offre une soirée
riche en humour, en anecdotes et en confidences, comme lorsqu’il
nous annonce qu’il sera bientôt papa, juste avant
d’interpréter, seul sur scène, À
l’enfant que j’aurai. Pas de doute, on a
véritablement affaire à un passionné
de musique. Pour lui, le métier de chanteur a deux
utilités : premièrement avoir du fun et deuxièmement,
profiter de la tribune qui s’offre à lui pour
parler des choses qui lui tiennent à cœur.
Crédit photos:
Martin Chamberland, La Presse et Patrick Lamarche HNRmedia.com
pour CKOI.com
Suite à
la séparation d’Okoumé
en 2002, Jonathan et son frère Éloi sortent
un album duo : Au nom du père. Puis, en 2005,
poursuivant dans la veine folk-rock entamée avec Okoumé,
Jonathan lance C’est la vie, son premier opus
solo. Avec Qu’on se lève, un
album à son image, c’est-à-dire sans prétention,
le parolier nous offre des textes simples, accessibles, racontant
des histoires de son quotidien et ce dans un franc parlé
québécois. Il signe toutes les chansons de l’album,
encore une fois réalisé avec son frère,
et on reconnaît dans chacune d’elle cette belle
authenticité qui lui est propre. De Laisse-toi
pas détruire, écrite pour un bon ami à
lui, à Pour mon grand frère en passant
par Belle ballerine, une touchante ballade dédiée
à sa mère, Painchaud a un plume
très personnelle, révélant une partie
de lui, de son vécu, de ses souvenirs. Madelinot d’origine,
il semble profondément enraciné dans ses îles
natales, qui, semble-t-il, lui manquent beaucoup. «
Même si bien des choses ont changé/Au pays de
notre enfance/On va tous y retourner/ Assurer la descendance»,
chante-t-il sur Les vieux chums, également
très représentative d’autres thèmes
récurrent comme la nostalgie de l’enfance et
la force de l’amitié (« Ça fait
trop longtemps il me semble/qu’on a pas trippé
ensemble/Entre travail et devoirs/On n’a plus le temps
de se voir »).
La tournée
« Qu’on se lève »
se poursuit jusqu’en février 2009. Elle passera
par plusieurs villes de la province, dont Chicoutimi, Québec,
Trois-Rivières, Sherbrooke et Gaspé. Pour les
dates, consulter le site officiel de l’artiste: http://www.jonathanpainchaud.com/fr