Le lundi, 3 mars 2008

Huit femmes : Coupable d’être drôle !

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Mardi 26 février s’arrêtait à la Salle J.-Antonio Thompson de Trois-Rivières, la tournée québécoise de la pièce « Huit femmes ». Cette pièce de Robert Thomas, mis en scène et adapté par Jean-Guy Legault nous présente un tableau irréaliste, totalement délirant de la réalité. Du pur bonbon, tout simplement.

Une tempête de neige, une maison isolé au beau milieu de nul part, un meurtre et huit éventuelles coupables; voilà la recette d’un cocktail explosif.

Dans son petit chalet de North Hatley (on parle ici d’un véritable manoir), Marcel meurt tragiquement dans sa chambre. En raison de son isolement et de la tempête à cette veille de Noël, il n’y a qu’une possibilité : le meurtrier est l’une des huit femmes présentent dans la maison. Toutes ont un motif de le tuer, mais une seule a accompli le méfait. Afin de démasquer la meurtrière, cette comédie nous plonge dans un univers où tous les personnages ont des squelettes dans leurs placards. Et parfois, quel squelette !

Avec cette version théâtrale et purement québécoise, on assiste à un mélange de vaudeville et de drame anglais. Du Shakespeare à la Michel Tremblay, quoi. On est bien loin du film sorti en 2002 mettant en vedette Catherine Deneuve. Cette pièce est un joyeux mélange de l’univers d’Agatha Christie et du populaire jeu de société Clue; tout ça à la sauce du Cœur à ses raisons.

 


Crédit photo : Mathieu Rivard

 

Quoi dire de la distribution totalement désopilante ? De grands noms étaient réunis pour l’occasion. Sophie Faucher est la bourgeoise coincée, perruque blonde et manteau de fourrure; Nathalie Gascon, la vieille fille hypocondriaque, en mal d'attention; Catherine Florent, la jeune fille parfaite, du moins en apparence; Marilyn Perreault, la petite peste en quête de vérité; Béatrice Picard, la grand-mère alcoolique et avaricieuse; Brigitte Paquette, la soeur du défunt assez libérée; Louise Latraverse, la nounou du type Mary Poppins nouveau genre; Geneviève Bélisle, une bonne (ou une infirmière selon les désirs du Maître) pas très recommandable.

Pour ceux qui étaient habitué au langage propre et soigné de Sophie Faucher, attendez-vous voir la Québécoise sortir de ce corps… Un joyeux mélange avec Cristale, son personnage plastique du Cœur à ses raisons. Une mention s’impose à Béatrice Picard pour son éternelle jeunesse et son rythme sur scène. Avec ses 60 ans de carrière, elle n’a rien perdu de son talent.

La tournée se terminera en avril prochain, et elle parcoura encore plusieurs villes du Québec dont Joliette, Drummondville, Sherbrooke, Shawinigan et Jonquière.

Ce fût une soirée d’un pur délice, tellement que j’ai mes billets pour la représentation à Shawinigan, et en attendant, je vais faire comme Louise Latraverse le dit tout au long de la pièce : je vais aller me chercher une bûche. Et pour ceux qui se demandent en ce qui concerne la conclusion : ah ! Mystère et boule de gomme ! Ce n’est pas forcément ceux que l’ont soupçonnent.

 

 

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