Le lundi, 30 juin 2008


Gala 400e animé par Martin Petit

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Pour une première fois depuis 2000, Martin Petit a animé un Gala au Grand Rire, le Gala spécial 400e, mis en scène par François Valade et Étienne Langevin. Au rendez-vous : de la musique traditionnelle, une revue de l’histoire, les grandes familles, les sports, la rivalité Québec-Montréal, les nouvelles de 2108 et les femmes de Québec!

Martin Petit est arrivé sur scène avec une ceinture fléchée à la taille et y est allé de conseils judicieux pour les immigrants en s’amusant à nous raconter une histoire sur la courte durée de la bataille des plaines d’Abraham. Il a lancé des « le plus dur pour les Anglais, ça été de monter la côte » ou encore, rappelant le débat autour du crucifix à l’Assemblée nationale, « si tu veux un symbole qui représente les Québécois, mets une pelle ». Petit avait même composé une chanson qu’il a interprétée en compagnie d’Yves Lambert, Nicolas Pellerin, le frère de Fred, et Simon Lepage. Comme il disait au sujet de l’ex-ministre Maxime Bernier, c’est important de connaître le passé! Il a été fait allusion à Julie Couillard à presque chaque gala, elle était la cible des humoristes. Petit a dit que Québec, c’est la plus belle ville au monde !

 



 

 

Certains des invités de Martin Petit étaient toutefois bien moins drôles.

Jérémy Demay pouvait compter sur son compatriote français qui avait au contraire de lui beaucoup d’entrain dans son numéro sur la virilité des hommes québécois par rapport aux hommes français et au sujet du côté gai de l’accent de son pays, comparant celui-ci à la virilité de l’accent québécois. Mais malgré quelques bonnes blagues, la plupart des numéros tombaient dans la facilité.

 


Archy, animateur de foule.

 

Dave Richer a fait un numéro d’handicapé et Yves Trudel le mécanicien a fait le numéro « cours de diction ». Ils tentaient de nous faire rire avec leurs problèmes d’élocution parfois plus pénibles que drôles; certaines personnes ne comprenaient pas toujours les gags.

Les machines de l’humour (François Valade et Étienne Langevin) nous ont fait un numéro sur la Femme de Québec. Les sujets abordés étaient par exemple les sous-vêtements, le g-string, la coiffeuse, le respect. Avec des vers comme « Je te caresse le paysage », leur chanson était encore plus insupportable. Malgré leur présentation, ils ont eu une ovation debout.

Mario Jean a ramené sur scène l’impayable camelot Ti-Guy Beaudoin a livré les nouvelles de son journal. Après, il nous a bien fait rigoler avec son mot croisé. Un lac africain ? Réponse : « Mamfwémagog ».

Anne Roumanoff, jouant une galerie de personnages participant à une thérapie collective de parents aux prises avec des enfants-rois, a lancé quelques bons gags, mais elle manquait d’énergie. Elle a fait monter sur scène un homme pour faire le rôle de son papa, il fallait voir la crise d’enfant qu’elle faisait. C’est la Roumanoff qu’on est habitués de voir dans les galas.

Charly Pop, un excellent bruiteur, a joué des chansons québécoises en faisant du bruit, quel beau numéro! Il a obtenu une ovation.

Pour finir la première partie, on a eu droit à la rivalité de Québec contre Montréal.

Représentant Québec, François Léveillée, et représentant Montréal, Martin Petit. L’animateur Marc Blondin leur posait des questions sur Québec, mais les points étaient souvent à égalité. Toutefois, c’est Québec qui a gagné. Il fallait voir la confrontation, elle valait le déplacement. Même Jean Perron, ex-entraîneur du Canadien, a avoué que le but d’Alain Côté en 1986 était bon. Ce but a été l’un des buts les plus controversés de l’histoire du hockey opposant le Canadien aux Nordiques de Québec.

 


 

Après l’entracte, Martin Petit a fait un numéro sur les familles nombreuses de l’époque qui était tout aussi hilarant. Après s’être gentiment moqué de ces « femmes qui accouchent le restant de leurs jours », il nous a parlé des familles nombreuses lorsque les Filles du roi arrivaient en Nouvelle-France. Il a fait une recherche et a trouvé une famille nombreuse de 11 enfants, famille de monsieur et madame Lemieux. Il a posé des questions à la mère comme : « Ça t’a pas tenté d’adopter une petite Chinoise? » ou, en toisant la marmaille : « Est-ce que ça a été tentant de juste leur donner un numéro? » Mario Grenier et Sylvain Parent-Bédard ont offert aux parents un voyage à Paris.

La relève de la soirée, Marie-Christine Lachance, nous a présenté un numéro sur la cigarette. Elle nous a présenté un bon numéro, imitant une indécrottable fumeuse qui roule ses cigarettes avec des patchs. Une cigarette n’attendait pas l’autre, et elle prenait toute une voix irritée ou enrhumée.

Rob Spence, l’Australien dont le corps élastique se prêtait à merveille à une désopilante séance de musculation, a fait un numéro portant sur l’haltérophilie. Lui aussi a eu droit à une ovation.

Pour Sylvain Larocque, le thème de la soirée était le train de la pensée. Il a fait un numéro exclusif où il nous a parlé de l’inacceptation de soi, de la peur de mourir, a fait un jeu de mots avec SAAQ qui devient SAQ pour enfin devenir SQ.

Le retour de Jean-Michel Anctil dans le numéro L’infidèle, en gars saoul infidèle, accompagné de Julie Caron, était tordant. Jean-Michel Anctil jouait avec la foule avec une aisance incomparable. Il chialait parce qu’il avait une femme comme patronne, ce qui lui a valu une ovation bien méritée.

Il y a aussi eu numéro en préparation du 500e : un numéro dans le futur, histoire de démarrer les préparatifs du 500e anniversaire de Québec, pour savoir s’il va y avoir un Opéra urbain. On a eu droit au Show du matin 2108, Wake-up tout le monde ! avec l’animateur de l’émission Martin Petit, le régisseur Jérémy Demay, au sport Sylvain Larocque, les actualités avec Julie Caron, le reporter à la circulation Étienne Langevin et miss météo avec Marie-Christine Lachance. Ce numéro était un mélange de Caféine et Salut Bonjour, avec tout ce que comporte ce genre d’émission, mais cette émission du futur était consacrée au 500e anniversaire de Québec dans 100 ans.

Pour clôturer le Gala du 400e, le dernier invité était André-Phiippe Gagnon, pour un numéro exclusif, écrit par Stéphane Laporte.

Il a fait plusieurs imitations d’Yvon Deschaps, de Kaïn, de Michel Bergeron, de Kevin Parent, de Mario Tremblay, de Pierre Lapointe, de Stephen Harper, de Gregory Charles, de René Lévesque et plusieurs autres, mais en chantant. Il a lui aussi eu droit à une ovation.

Martin Petit a été bon tout au long du gala. Mais j’ai été un peu déçu, je croyais qu’avec le thème 400e, il aurait plus été question du 400e et de l’histoire des 400 ans de Québec, c’est à mon avis le seul point négatif du gala.

 

 

Grand Rire
www.grandrire.com

Grand Théâtre
www.grandtheatre.qc.ca

 

 

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Crédit photos : Sébastien Dion

 

 

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