Pour
souligner le début de l’été dans
son gala du Grand Rire, François
Massicotte a eu comme d’habitude une idée
tordue : le thème de ce gala est l’hiver pour
la première partie, une mise en scène de Marc
Gélinas.
Dans son
numéro d’ouverture, l’humoriste est entré
sur scène avec une énorme souffleuse à
neige de la Ville de Québec, pendant qu’une grosse
tempête (de flocons artificiels) souffle sur
le Grand Théâtre. Il dit « maudit hiver
fou que nous avons eu! ». Avec le décor
hivernal, on se croyait au temps des fêtes. Il a fait
plaisir à bien des gens en rageant contre l’hiver
de fou que nous avons eu, et lui avait décidé,
en raison de l’hiver plutôt clément de
l’année dernière, de ne pas renouveler
son contrat de déneigement de son entrée.
 
François Massicotte et
Stage Lacroix
Stage
Lacroix, qui ne chantait que des chansons de Noël,
est revenu à quelques reprises pour énerver
François Massicotte. Stage Lacroix
est l’auteur des succès radiophoniques T
lette. Ce chanteur qui fait dans le comique avait remporté
beaucoup de succès lorsqu’il était animateur
sur les ondes de CHOI-FM. Il nous a présenté
sa chanson T lette avec, en arrière-plan,
une photo de Massicotte. C’était le moment faible
de la soirée.
François
Massicotte nous a raconté sa visite chez sa
mère à Trois-Rivières : il ne voyait
plus rien dehors, car il avait trop de neige, il y avait des
toits effondrés et des voleurs de souffleuses à
neige.
Ensuite,
c’était au tour de Dominic Paquet,
qui a ouvert le bal en nous présentant son numéro
sur le comportement humain, les sauts en parachute, les biscuits
chinois, le jeu de poches, des anecdotes, etc.
Il a été
suivi par Jean-Claude Gélinas, dans
son personnage de Réjean de Terrebonne. Il
en est à sa cinquième participation au Grand
Rire. Son personnage a l’air de rien, mais il est tout
de même observateur, il est venu nous parler de la société
de consommation : un gars qui prend une bière de trop,
de petits numéros sur les chauffeurs de taxi, des nouvelles
pour une bouteille de shampoing… Au dos de la bouteille,
il est écrit de téléphoner pour en donner
des nouvelles, il a compris de donner les nouvelles de toutes
sortes. Pour arrondir ses fins de mois, i l a lancé
une ligne érotique, et la personne qui l’appelle
c’était sa mère, pour qui il fait un tarif
réduit.
Par la suite,
Martin Petit avait pour sujet le regard des
autres, la perception des autres qu’il avait avant qu’il
soit connu.
Jean-Marie
Corbeil, qui voulait jouer de la guitare depuis qu’il
était jeune, a inventé de faire du «
air guitar » avec plus d’instruments invisibles,
le tout était synchronisé avec les bruits.
On a ensuite
présenté Jean-François Mercier,
qui nous a entretenus sur le thème de la consommation
: un numéro exclusif écrit par François
Avard, qui parlait d’exploitation des enfants,
avec une anecdote sur des jeux d’ordinateur. Parfois
cinglant, l’humoriste fait parfois peur, mais est souvent
très drôle, tout en faisant réfléchir
évidemment.
Encore une
fois cet été, François Massicotte
invitera sur scène son comparse de 450, chemin
du Golf, le comédien Sylvain Marcel.
Avec Alex Perron, ils ont préparé
un sketch sur l’aventure de trois gars qui ont hérité
d’un chèque-cadeau à l’Hôtel
de Glace. L’un des deux gars a trompé sa femme,
mais Alex Perron dévoile le tout.
Je n’ai pas compris ce que faisait Alex Perron
dans ce sketch, j’ai l’impression que c’était
juste pour mettre du piquant dans le numéro.
Après
l’entracte, François Massicotte
nous a raconté son problème médical,
qui était un abcès : visite du médecin
à domicile, à la clinique, à l’hôpital
et pour finir une opération. Ce numéro est tellement
bien raconté en détail, et drôle.
L’humour
de Maxim Martin, un humoriste percutant,
portait sur la fin du monde, le droit de fumer, l’hypnose,
Internet, etc.
Rebecca
Carrington (Angleterre) et Colin
Griffith-Brown (Angleterre) faisaient un
excellent duo. Au début, elle se prenait pour Madonna,
et elle a joué du violoncelle. Elle a joué du
jazz, de l’opéra et a finalement fait une chanson
jazzée avec Colin.
L’humoriste
de Québec P.A. Méthot, celui
qui excelle dans tout, nous a raconté son voyage de
pêche à Sept-Îles du 9 au 14 septembre
2001. Il n’avait pas su qu’il y avait eu un attentat
terroriste à New York le 11 septembre. La façon
dont il le raconte est tordante. Il a aussi composé
une chanson pour sa blonde, Your Head in the Congelator.
Pascal
Babin a lancé des slogans pour les villes
et les villages, et a été 25 jours en Afghanistan
pour donner un spectacle, il nous a raconté en bref
son aventure. Il a trouvé des slogans pour plusieurs
villes. Certains sont plus drôles que d’autres.
Guy
Bernier, un autre excellent humoriste à sa
première participation au Grand Rire en salle,
a parlé de comment il a exploité son grand-père
quand il habitait chez lui. Tous les coups étaient
permis.
 
François Massicotte et
Dominic Paquet
Ensuite,
c’était le golf avec François
Massicotte, Dominic Paquet et Jean-Claude
Gélinas. Les deux premiers jouaient au golf,
pour savoir qui était le meilleur et le troisième
gars était l’homme du terrain qui venait voir
comment cela se passait; il avait toujours une bière
avec lui. Dominic Paquet a fait allusion
à François Massicotte et à
la publicité des essuie-tout. Par bout, ils avaient
des trous de mémoire.
Pour clôturer
cette soirée, le gars de char Michel Barrette
est venu nous livrer ses anecdotes de jeunesse à Alma
et a parlé de ses 4 enfants.
Quelle
belle soirée!
Grand Rire
www.grandrire.com
Grand Théâtre
www.grandtheatre.qc.ca
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Crédit
photos: Sébastien Dion
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