Le jeudi, 2 juillet 2009

 

Gemma, Florence et les robes noires.
«...montrer une autre réalité qui s’est passée à une autre époque...
où l’Église catholique avait le pouvoir sur la vie des pauvres paysans.»


Bookmark and Share


 

 

L’auteure à la plume redoutable nous présente un roman percutant et évocateur du siècle dernier en matière de relations entre hommes et femmes et dans lequel ces dernières sortiront d’une léthargie morbide, tributaires de leur soumission à un clergé déshumanisé et impitoyable. Elles dénonceront avec virulence le pouvoir exercé sur elles par les « robes noires », influencées et contaminées par une institution en décadence, l’Église catholique romaine, née d’un livre à portée historique et sociale, soutenu par la supercherie et truffé d’affabulations : les Saintes Écritures.

Ce livre contient 32 petits chapitres qui racontent l’histoire de Florence petite dernière née de Gemma et Philippe, à l’époque où l’Église catholique et les personnalités religieuses avaient le pouvoir sur la vie des pauvres paysans. Il m’a fallu dix chapitres avant de bien cerner tous les personnages et de m’approprier leurs caractéristiques et les liens entre eux. Il y a une multitude de personnages qui entrent en scène rapidement et les évènements sont racontés dans le désordre, semant le questionnement dans mon esprit. Par la suite, on suit surtout l’histoire de Florence de son enfance jusqu’à sa retraite.

Malheureusement, ce genre de roman ne m’intéresse pas, puisqu’il y a surtout des faits qui sont racontés. Il y a peu d’émotions, les personnages ne sont pas très recherchés et bien souvent on ne sait pas pourquoi ni comment ils sont devenus ce qu’ils sont. À en croire l’auteure dans ce livre, tous les hommes sont des pervers et ne pensent qu’à assouvir leurs besoins. Tous les gens en « robes noires » dans l’Église, le clergé, cachent une homosexualité latente. Je veux bien croire que la vie des femmes de cette époque était difficile et que les hommes avaient le pouvoir. Mais j’ose penser qu’il y avait quelques exceptions.

Ce livre est bon pour nous montrer une autre réalité qui s’est passée à une autre époque. Pour les jeunes d’aujourd’hui qui ne savent pas ce qu’était la dure vie sur une ferme à élever des enfants et des animaux, ceci est un bon roman pour eux. Pour ma part, j’ai été déçu du négativisme qui y ressort et du manque de profondeur des personnages.

 

 

 

Bachelière en littérature du Collège Sainte-Marie, Julie Paquet a enseigné à Montréal pendant trente-trois ans. Dans sa quête d’une certaine vérité sur les dits de Dieu, elle étudie en sciences religieuses et bibliques à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal. Elle vit dans la maison ancestrale à Sainte-Anne-des-Monts où elle est née, et consacre sa retraite à écrire.

 

 

Nombre de pages : 174
Prix suggéré :22 $

 

Les Éditions la Plume d'Oie

 


 

Publicités

 

 

Accueil

Résolution : 1024 X 768 et Internet Explorer et Firefox
© 2006/2009 - Info-Culture.biz. Tous droits réservés. Il est interdit d’utiliser tout texte de ce Média Internet Culturel, par quelque moyen que ce soit, sans en demander
l’autorisation à Info-Culture.biz et à son auteur.

 

Légende
½ ; pas du tout ; un peu ; assez ; beaucoup ; passionnément