Après
des problèmes avec les passages d’autobus du
RTC, une file d’attente pour entrer au restaurant et
un service plutôt lent, on se sent vraiment au Festival
d’été en ce samedi 5 juillet. Il
faut dire qu’il fait beau et chaud et qu’on est
encore dans les festivités directement liées
au 400ème de la ville, il en résulte
dont une foule monstre dans les rues étroites de Québec.
Tous ces
petits incidents nous font malheureusement manquer la première
partie du spectacle sur la scène Bell aux Plaines d’Abraham,
assurée par le talentueux Vincent Vallières.
Ce sera pour une prochaine fois ! On arrive tout juste à
temps pour entendre les premières notes de Mon
Côté Punk originaire du nord de la France.
Ce groupe nombreux, huit musiciens d’horizons musicaux
différents, présente une musique éclectique
où se mélangent musique tzigane, tango, flamenco
avec des accents parfois pop rock ou encore rap. Ceux qui
sont venus en ne connaissant que le nom du groupe auront peut-être
été déçus… Il n’y
a pas grand-chose de punk au groupe, sauf peut-être
ce désir d’anticonformisme et d’être
soi-même en se souciant peu des tendances. Guitare,
batterie, chant masculin et féminin, trompette, trombone,
basse, saxophone et flûte traversière ont quand
même réussi à animer la foule, quoique
l’énergie déployée sur scène
ne s’est pas transmise autant que voulu. C’est
peut-être dû au choix des chansons ou encore à
une scène trop grande, mais on aurait pensé
que le spectacle serait un peu plus festif. Tout de même
une belle découverte qu’il faudra suivre dans
les prochaines années ou encore redécouvrir
sur leurs deux albums, « Mon côté Punk
» (2005) et « Anawah » (2007).
 
Sans aucun
doute, les spectateurs étaient là pour
Mes Aïeux qui ont fait leur entrée sous
le son des cloches, comme celles qui annoncent le début
de la messe. Et comme le dit l’expression, «
il y avait du monde à messe » ! Vêtus
de leurs plus beaux atours, les musiciens étaient là
pour faire danser la foule et présenter leur musique
aux accents traditionnels, remise au goût du jour. Stéphane
Archambault, chanteur principal du groupe, y est
tout de même allé d’un petit discours sur
le 400ème de Québec et d’un petit
message engagé entre autres sur le développement
durable. Ce fut assez court et la musique « néo-trad.
» s’est fait entendre au plus grand plaisir
des gens réunis. Mes Aïeux ont
enchaîné leurs plus grands succès tels
Ton père est un croche, Mononcle Prémi,
Swigne la bacaisse, Remède Miracle, Le repos du guerrier,
Train de vie, mais c’est véritablement
Dégénérations qui a
soulevé la foule. Elle arrivait à point dans
le spectacle qui s’essoufflait un peu avec quelques
nouvelles chansons ou des pièces qui bougeaient un
peu moins. Dégénérations,
qui s’est d’ailleurs faite connaître après
qu’un académicien l’ait chantée
lors d’un gala du dimanche, a fait danser les plus vieux
comme les plus jeunes qui se sont essayés au rigodon.
Malgré la grande énergie du groupe et que le
« party soit enfin pogné », les
spectateurs quittent le site par centaine à la fin
de la chanson. Ça ne donnera que plus de place à
ceux qui désirent se dégourdir sur les airs
des pièces suivantes…

Une soirée
sous le signe de la découverte, où le mélange
des styles, des influences et des instruments réussira
à faire voyager le spectateur à travers le monde,
mais aussi dans le temps. Comme plusieurs spectacles en plein
air, le son n’était pas toujours à son
meilleur, basse ou batterie trop forte, chant un peu enterré,
mais dans l’ensemble rien de majeur. Puis, c’est
toujours magique de se retrouver à travers des milliers
de gens de tous âges qui, comme la lumière de
leur macaron, ont le cœur qui bat à l’unisson.

Liens:
Festival:
http://www.infofestival.com
Mes Aïeux:
http://mesaieux.qc.ca/
Crédit
photos: Steve Deschenes
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