Le dimanche, 16 mars 2008


« Bercer sa vie »
Rencontre avec Nathalie Simard

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C’est dans le coquet café Krieghoff de la rue Cartier, à Québec, que Nathalie a offert à Info-Culture.biz quelques minutes de son temps. Alors que sa tournée 2008 est déjà entamée, elle nous dévoile des informations sur Il y avait un jardin, son album sorti en octobre dernier. Ce disque est en fait un amalgame des ses chansons favorites, chansons de grands artistes de la musique. On y retrouve entre autres des textes de Gilles Vigneault, de George Moustaki et de bien d’autres encore.

Énergique et souriante, elle nous dévoile d’emblée : « Je suis comme dans un carré de sable sur scène, je m’amuse beaucoup beaucoup ! J’espère en faire longtemps ! Tout ce que je fais, je le fais avec mon cœur, avec passion. Je laisse couler les choses et je savoure chaque moment.» À la voir aller, on n’en doute pas une seconde ! Nathalie sera en spectacle à Québec le 20 mars prochain, plus énergique que jamais !

 


Notre journaliste avec la belle et souriante Nathalie Simard

 

I-C.B. : Votre album s’intitule “Il y avait un jardin”, ce qui est le titre d’une chanson de George Moustaki. Pourquoi avoir choisi ce titre-là en particulier ?
N.S. : Oui, ben… parce que…il y avait un jardin. Tout simplement. Et Moustaki, c’est un homme qui a bercé longtemps ma vie et qui la berce encore aujourd’hui. J’ai eu la chance de le rencontrer, c’est une grande âme, quelqu’un de très impressionnant. Sa grandeur est de réaliser jusqu’ à quel point c’est quelqu’un de fin. C’est de toute beauté de le voir, de toute beauté de voir qu’à 70 ans il est d’une forme splendide. Il fait de la moto et il court quasiment quand on marche à côté de lui ! C’est incroyable.

 

I-C.B. : Donc vous avez eu la chance d’aller le rencontrer. Est-ce qu’il vous a aidé sur votre album ?
N.S. : Non, non, non, pas du tout ! C’est vraiment une rencontre parce que j’ai choisi une de ses chansons et dans le contexte on a fait une émission spéciale où je suis allée rencontrer tous ceux que j’avais choisis, dans la mesure du possible. J’ai rencontré en fait tous les artistes francophones.

 

I-C.B. : Ça vous a permis de mieux saisir les paroles des ces artistes ?
N.S. : C’est sur ! Moi j’en ai profité parce que moi j’ai choisi ces chansons-là parce que c’est dans chansons qui ont bercé ma vie et quand ce projet d’émission est arrivé, oui, j’ai eu envie de le faire, d’en profiter pour leur demander dans quel contexte ils ont écrit leur chanson, pourquoi, savoir si ça s’apparentait à moi, c’est intéressant !

 

I-C.B. : Finalement, est-ce que ça s’apparentait beaucoup à vous ?
N.S. : Pas toujours, pas toujours. Des fois, y’avait de belles surprises.

 

I-C.B. : Vos interprétations n’étaient pas les mêmes ?
N.S. : Non, mais c’est correct. Même toi, tu vas écouter une chanson et tu vas en voir ta propre histoire. C’est ça qui est beau aussi d’une chanson. Chacun fait sa propre histoire, se l’approprie à sa façon.

 

I-C.B. : Et pour les chansons, avez-vous choisi seulement des coups de cœur ?
N.S. : Oui, que des coups de cœur. Au complet.

 

 

I-C.B. : Dans votre spectacle, il y a beaucoup de personnes qui vous accompagnent.
N.S. : Oui. Quatre danseurs, cinq musiciens : ca bougent ! Trois des quatre danseurs sont du Match des étoiles. J’ai engagé Jocelyn Coutu et je lui ai demandé de choisir avec qui il voulait travailler et c’est eux qu’il a choisi.

 

I-C.B. : Est-ce que c’est suite à votre parution au Match des étoiles que vous avez eu envie d’insérer plus de danses dans vos spectacles ?
N.S. : Oui, en quelque sorte, parce que c’est là que j’ai rencontré mon chorégraphe Jocelyn Coutu. Mais j’ai dansé toute ma vie, j’ai fait des stages à Los Angeles lorsque j’étais toute jeune. J’ai dansé toute mon adolescence, jusqu’à 17-18… jusqu’à 20 ans !

 

I-C.B. : Est-ce la première fois que vous allez danser pendant vos spectacles ?
N.S. : Non, j’ai déjà dansé, mais ça fait longtemps. Quand on fait un spectacle, c’est la variété. Il est clair pour moi que j’allais danser parce que j’aime ça pis ça va avec. Je sais le faire donc, pourquoi pas !

 

I-C.B. : Les chorégraphies sont faites par Jocelyn Coutu, mais est-ce que vous mettez tout de même votre grain de sel ?
N.S. : Oui, toujours ! Jocelyn est tellement extraordinaire, il fait tellement un beau travail dans ses mouvements et si y’a quelque chose qui fonctionne pas, je lui dis. Donc c’est vraiment du sur mesure. Mais c’est rare que je change le travail, parce que c’est pas mal tout bon !

 

Soir de première à Granby
 

 

I-C.B. : Et comment est-ce que vous appréhendé l’idée de retourner sur scène ? Votre tournée est commencée, mais comment ça se déroule ?
N.S. : Très très bien, une très belle réponse. On est très heureux. Les gens ne s’attendent pas à ça. Ils sont contents aussi. Ils s’attendent beaucoup à venir voir l’album, mais c’est pas ça. Enfin, l’album est là, mais c’est entrecoupé de plein d’autres chansons. Ce qui veut dire que quand les gens s’assoient, ils arrivent pas dans un univers inconnu. Toutes les chansons sont connues. Ce n’est pas nécessairement des chansons de moi, c’est des chansons d’un peu tout le monde que j’ai aimé. J’ai sorti de mon répertoire quand même un peu ! C’est des moments bien bien magiques.

 

I-C.B. : Et est-ce que ça vous demande beaucoup d’énergie de retourner sur scène où est-ce que ca va bien ?
N.S. : J’ai fait un entrainement sérieux avant de remonter sur scène. Je fais huit heures de cardio par semaine, en chantant. C’est un travail qui demande beaucoup de rigueur. Tu peux pas aller sur une scène sans avoir fait un entrainement d’abord. Y’en a qui le font, mais moi la façon dont j’aborde ça, j’ai envie de l’essayer. Faut pas que t’arrive en haut et ffffffffff fffffffff (respiration forte et accélérée !). C’est fatiguant à entendre, c’est pour ca que la forme physique est capitale.

 

I-C.B. : Est-ce que vous avez un petit rituel que vous faites avant d’entrer sur scène ?
Elle mime le signe de la croix, en souriant.

 

I-C.B. : Pendant votre tournée qui dure environ deux mois, je sais que vous avez une fille, est-ce qu’elle vous suit habituellement ?
N.S. : Ben, durant la semaine de relâche, elle m’a suivi. On est restées pogné à Baie-Comeau à cause de la tempête. Ca été génial… sourire.

 

I-C.B. : Est-ce qu’elle vous donne des commentaires ?
N.S. : Oui, c’est très positif. C’est une grande observatrice. Elle est très bonne.

 

I-C.B. : En dehors de la chanson, est-ce que vous avez d’autres loisirs ?
N.S. : Oui, j’ai des loisirs, mais je suis très cocooning. J’aime bien être dans mes affaires chez moi, avec foyer, chandelle.

 

I-C.B. : Faites-vous beaucoup de lecture ?
N.S. : À mes heures, oui, mais je ne suis pas quelqu’un qui a une rigueur dans les lectures. Ça me prend une ambiance, un état particulier pour entrer dans une histoire. Sinon, je me repose chez moi, je fais des exercices de méditation, je vais me faire masser, de l’équitation, je prends des marches. Profiter de la vie, juste relaxer. Parce que c’est un métier de fou ! La première chose que je veux faire quand j’arrive chez nous, c’est mettre mon pyjama pis relaxer.

 

 


Nathalie Simard avec l'éditeur d'Info-Culture.Biz, Luc Bertrand

 

 

I-C.B. : Avez-vous d’autres projets ?
N.S. : J’ai des projets avec le Village de Nathalie. Il va sortir en DVD, pas tout de suite, mais on va en attendre parler ! C’est une sitcom pour enfants dont je jouais le rôle principal. Ça marqué beaucoup le Québec. Et il y a une grosse demande pour ça. C’est moi qui s’en occupe alors j’ai pris la décision de la sortir.

 

Et j’anime dans deux semaines une émission radio avec Jean-Michel Anctil, à Cité Rock Détente, Montréal, pour deux semaines. C’est l’émission du Retour à la maison.

 

I-C.B. : Êtes-vous familière avec la radio ?
N.S. : Oui, j’ai commencé moi à faire de la radio dans mon patelin, l’année passée, à Granby, et j’ai été demandée à Cité Rock détente pour animer avec Jean-Michel. Ça été un grand bonheur, vraiment. Ça va être un beau deux semaines Je l’ai fait après les fêtes et j’ai adoré ça. J’aimerais tellement ça en faire longtemps ! Je vais aller voir si j’aime ça. Parce que la radio c’est tous les jours, c’est la rigueur, c’est une grande aventure. C’est le genre de truc que j’ai envie de faire.

 

Ne manquez pas son spectacle à la Salle Albert-Rousseau le 20 mars à Québec.

Info: http://www.nathaliesimardmusique.com/

 

 

Promotion du spectacle de Nathalie Simard à Québec
 

 

 

Crédit photos: Sébastien Dion

 

 

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