C’est
dans le coquet café Krieghoff
de la rue Cartier, à Québec, que Nathalie
a offert à Info-Culture.biz
quelques minutes de son temps. Alors que sa tournée
2008 est déjà entamée, elle nous
dévoile des informations sur Il y avait
un jardin, son album sorti en octobre dernier.
Ce disque est en fait un amalgame des ses chansons
favorites, chansons de grands artistes de la musique.
On y retrouve entre autres des textes de Gilles Vigneault,
de George Moustaki et de bien d’autres encore.
Énergique
et souriante, elle nous dévoile d’emblée
: « Je suis comme dans un carré de
sable sur scène, je m’amuse beaucoup
beaucoup ! J’espère en faire longtemps
! Tout ce que je fais, je le fais avec mon cœur,
avec passion. Je laisse couler les choses et je savoure
chaque moment.» À la voir aller,
on n’en doute pas une seconde ! Nathalie
sera en spectacle à Québec
le 20 mars prochain, plus énergique que jamais
!
Notre journaliste
avec la belle et souriante Nathalie Simard
I-C.B. :
Votre album s’intitule“Il y avait un jardin”,
ce qui est le titre d’une chanson de George
Moustaki. Pourquoi avoir choisi ce titre-là
en particulier ? N.S.
: Oui, ben… parce que…il y avait
un jardin. Tout simplement. Et Moustaki, c’est
un homme qui a bercé longtemps ma vie et qui
la berce encore aujourd’hui. J’ai eu la
chance de le rencontrer, c’est une grande âme,
quelqu’un de très impressionnant. Sa
grandeur est de réaliser jusqu’ à
quel point c’est quelqu’un de fin. C’est
de toute beauté de le voir, de toute beauté
de voir qu’à 70 ans il est d’une
forme splendide. Il fait de la moto et il court quasiment
quand on marche à côté de lui
! C’est incroyable.
I-C.B. :
Donc vous avez eu la chance d’aller le rencontrer.
Est-ce qu’il vous a aidé sur votre album
? N.S. : Non, non, non, pas du tout
! C’est vraiment une rencontre parce que j’ai
choisi une de ses chansons et dans le contexte on
a fait une émission spéciale où
je suis allée rencontrer tous ceux que j’avais
choisis, dans la mesure du possible. J’ai rencontré
en fait tous les artistes francophones.
I-C.B. :
Ça vous a permis de mieux saisir les paroles
des ces artistes ? N.S. : C’est sur ! Moi j’en
ai profité parce que moi j’ai choisi
ces chansons-là parce que c’est dans
chansons qui ont bercé ma vie et quand ce projet
d’émission est arrivé, oui, j’ai
eu envie de le faire, d’en profiter pour leur
demander dans quel contexte ils ont écrit leur
chanson, pourquoi, savoir si ça s’apparentait
à moi, c’est intéressant !
I-C.B. :
Finalement, est-ce que ça s’apparentait
beaucoup à vous ? N.S. : Pas toujours, pas toujours.
Des fois, y’avait de belles surprises.
I-C.B. :
Vos interprétations n’étaient
pas les mêmes ? N.S. : Non, mais c’est correct.
Même toi, tu vas écouter une chanson
et tu vas en voir ta propre histoire. C’est
ça qui est beau aussi d’une chanson.
Chacun fait sa propre histoire, se l’approprie
à sa façon.
I-C.B. :
Et pour les chansons, avez-vous choisi seulement des
coups de cœur ? N.S. : Oui, que des coups de cœur.
Au complet.
I-C.B. :
Dans votre spectacle, il y a beaucoup de personnes
qui vous accompagnent. N.S. : Oui. Quatre danseurs, cinq
musiciens : ca bougent ! Trois des quatre danseurs
sont du Match des étoiles. J’ai engagé
Jocelyn Coutu et je lui ai demandé
de choisir avec qui il voulait travailler et c’est
eux qu’il a choisi.
I-C.B. :
Est-ce que c’est suite à votre parution
au Match des étoiles que vous avez eu envie
d’insérer plus de danses dans vos spectacles
? N.S. : Oui, en quelque sorte, parce
que c’est là que j’ai rencontré
mon chorégraphe Jocelyn Coutu. Mais
j’ai dansé toute ma vie, j’ai fait
des stages à Los Angeles lorsque j’étais
toute jeune. J’ai dansé toute mon adolescence,
jusqu’à 17-18… jusqu’à
20 ans !
I-C.B. :
Est-ce la première fois que vous allez danser
pendant vos spectacles ? N.S. : Non, j’ai déjà
dansé, mais ça fait longtemps. Quand
on fait un spectacle, c’est la variété.
Il est clair pour moi que j’allais danser parce
que j’aime ça pis ça va avec.
Je sais le faire donc, pourquoi pas !
I-C.B. :
Les chorégraphies sont faites par Jocelyn Coutu,
mais est-ce que vous mettez tout de même votre
grain de sel ? N.S. : Oui, toujours ! Jocelyn est
tellement extraordinaire, il fait tellement un beau
travail dans ses mouvements et si y’a quelque
chose qui fonctionne pas, je lui dis. Donc c’est
vraiment du sur mesure. Mais c’est rare que
je change le travail, parce que c’est pas mal
tout bon !
Soir
de première à Granby
I-C.B. :
Et comment est-ce que vous appréhendé
l’idée de retourner sur scène
? Votre tournée est commencée, mais
comment ça se déroule ? N.S. : Très très bien,
une très belle réponse. On est très
heureux. Les gens ne s’attendent pas à
ça. Ils sont contents aussi. Ils s’attendent
beaucoup à venir voir l’album, mais c’est
pas ça. Enfin, l’album est là,
mais c’est entrecoupé de plein d’autres
chansons. Ce qui veut dire que quand les gens s’assoient,
ils arrivent pas dans un univers inconnu. Toutes les
chansons sont connues. Ce n’est pas nécessairement
des chansons de moi, c’est des chansons d’un
peu tout le monde que j’ai aimé. J’ai
sorti de mon répertoire quand même un
peu ! C’est des moments bien bien magiques.
I-C.B. :
Et est-ce que ça vous demande beaucoup d’énergie
de retourner sur scène où est-ce que
ca va bien ? N.S. : J’ai fait un entrainement
sérieux avant de remonter sur scène.
Je fais huit heures de cardio par semaine, en chantant.
C’est un travail qui demande beaucoup de rigueur.
Tu peux pas aller sur une scène sans avoir
fait un entrainement d’abord. Y’en a qui
le font, mais moi la façon dont j’aborde
ça, j’ai envie de l’essayer. Faut
pas que t’arrive en haut et ffffffffff fffffffff
(respiration forte et accélérée
!). C’est fatiguant à entendre,
c’est pour ca que la forme physique est capitale.
I-C.B. :
Est-ce que vous avez un petit rituel que vous faites
avant d’entrer sur scène ?
Elle mime le signe de la croix, en souriant.
I-C.B. :
Pendant votre tournée qui dure environ deux
mois, je sais que vous avez une fille, est-ce qu’elle
vous suit habituellement ? N.S. : Ben, durant la semaine de
relâche, elle m’a suivi. On est restées
pogné à Baie-Comeau à cause de
la tempête. Ca été génial…
sourire.
I-C.B. :
Est-ce qu’elle vous donne des commentaires ? N.S. : Oui, c’est très
positif. C’est une grande observatrice. Elle
est très bonne.
I-C.B. :
En dehors de la chanson, est-ce que vous avez d’autres
loisirs ? N.S. : Oui, j’ai des loisirs,
mais je suis très cocooning. J’aime bien
être dans mes affaires chez moi, avec foyer,
chandelle.
I-C.B. :
Faites-vous beaucoup de lecture ? N.S. : À mes heures, oui,
mais je ne suis pas quelqu’un qui a une rigueur
dans les lectures. Ça me prend une ambiance,
un état particulier pour entrer dans une histoire.
Sinon, je me repose chez moi, je fais des exercices
de méditation, je vais me faire masser, de
l’équitation, je prends des marches.
Profiter de la vie, juste relaxer. Parce que c’est
un métier de fou ! La première chose
que je veux faire quand j’arrive chez nous,
c’est mettre mon pyjama pis relaxer.
Nathalie Simard avec l'éditeur
d'Info-Culture.Biz, Luc Bertrand
I-C.B. :
Avez-vous d’autres projets ? N.S. : J’ai des projets avec
le Village de Nathalie. Il va sortir en DVD, pas tout
de suite, mais on va en attendre parler ! C’est
une sitcom pour enfants dont je jouais le rôle
principal. Ça marqué beaucoup le Québec.
Et il y a une grosse demande pour ça. C’est
moi qui s’en occupe alors j’ai pris la
décision de la sortir.
Et j’anime
dans deux semaines une émission radio avec
Jean-Michel Anctil, à Cité Rock Détente,
Montréal, pour deux semaines. C’est l’émission
du Retour à la maison.
I-C.B. :
Êtes-vous familière avec la radio ? N.S. : Oui, j’ai commencé
moi à faire de la radio dans mon patelin, l’année
passée, à Granby, et j’ai été
demandée à Cité Rock détente
pour animer avec Jean-Michel. Ça été
un grand bonheur, vraiment. Ça va être
un beau deux semaines Je l’ai fait après
les fêtes et j’ai adoré ça.
J’aimerais tellement ça en faire longtemps
! Je vais aller voir si j’aime ça. Parce
que la radio c’est tous les jours, c’est
la rigueur, c’est une grande aventure. C’est
le genre de truc que j’ai envie de faire.
Ne
manquez pas son spectacle à la Salle Albert-Rousseau
le 20 mars à Québec.