
Au mois
d’août, c’était le 30e anniversaire
du décès d’Elvis Presley.
À cette occasion, Imavision offre un coffret collection
de deux DVD d’ « Elvis : la minisérie
», déjà diffusée en 2005
sur les ondes de TQS et précédemment sur
CBS. Une incursion dans un monde qui ne prédestinait
pas nécessairement Elvis à devenir la légende
que l’on connaît.
La première
partie s’ouvre sur Elvis en 1968,
à l’arrière-scène juste avant
le début d’une émission où
il doit faire son retour sur scène. Après
quelques années d’absence, le grand chanteur
et performeur se sent pourtant craintif de l’accueil
du public. On replonge alors dans sa jeunesse, son adolescence
qui n’a rien de rose : problèmes financiers,
enfant plus ou moins apprécié des autres
et un père sévère et distant. Il
est cependant très près de sa mère
et c’est un peu grâce à elle s’il
entre dans le monde de la musique. C’est pour elle
qu’il enregistre deux chansons au studio Sun
de Memphis où il se fera remarquer. On assiste
ensuite à son ascension avec les hauts et les bas
qui parsèmeront son parcours. Du chauffeur de camion
à ses premiers spectacles et enregistrements, sans
oublier sa rencontre avec le particulier « Colonel
» Tom Parker qui gèrera
sa carrière, cette première partie nous
permet de bien saisir le jeune homme qu’il était,
talentueux et rempli d’espoirs et de rêves.
On assiste également à son amour naissant
pour la jeune Priscilla qui deviendra
plus tard sa femme, amour qui ne fait pas l’unanimité.
La deuxième
partie nous présente le côté un peu
plus sombre du vedettariat, l’envers de la médaille.
On nous présente son service militaire en Allemagne,
son mariage pas toujours facile avec Priscilla, son aventure
avec l’actrice Ann-Margret avec qui il
partage la vedette lors d’un tournage et sa dépendance
aux médicaments devant d’abord l’aider
à passer à travers ses horaires exténuants
de tournées et de tournages de films. On assiste
à son déclin avant qu’il ne revienne
à l’émission « Comeback
» où on le retrouve en arrière-scène
comme au tout début. Cette minisérie présente
les moments les plus importants de la vie d’Elvis,
tout en nous faisant vivre cette époque du rock
n’roll naissant en nous donnant la chance d’entendre
les enregistrements originaux et inédits des chansons
du King pour la première fois en DVD. En oubliant
la déchéance de Presley
jusqu’à sa mort et en mettant l’accent
sur les années entre 1952 et 1968, on atteint une
certaine profondeur sur les faits marquants de son ascension
et de ses moments plus difficiles.
Le principal
atout de cette minisérie est de nous faire connaître
davantage Presley et ses espoirs. Bien sûr, il voulait
chanter, mais il rêvait aussi d’être
un acteur, ce qu’il ne put totalement accomplir.
Le fait de chanter dans les films ne lui permit pas d’être
un acteur à part entière à ses yeux.
On trouve également intéressant de mieux
connaître les liens d’Elvis
avec ses parents, une mère surprotectrice et un
père qui ne croyait pas dans les rêves de
son fils. Le côté humain qui nous est présenté
dans cette minisérie est sûrement ce qui
la distingue de ce qui a été fait sur le
sujet précédemment. Malgré tout,
le côté roman-savon est très présent
et nous fait souvent décrocher, surtout dans la
dernière partie. La production est correcte, mais
n’est pas extraordinaire non plus. L’insertion
de quelques images en noir et blanc dans le montage visuel
apporte une petite touche d’époque originale,
mais c’est surtout les chansons et les enregistrements
originaux qui font la particularité de la production.
Celle-ci est supportée par une distribution somme
toute assez bonne. Jonathan Rhys Meyers, qui
interprète Elvis, tient son rôle de belle
façon. On lui a donné une apparence très
proche du vrai Elvis, il mime parfaitement le facial et
la gestuelle du King, mais son jeu n’est pas toujours
juste. Il a tout de même remporté un Golden
Globe Award pour ce rôle. Les autres acteurs
dignes de mention de cette minisérie sont Camryn
Manheim dans le rôle de la mère protectrice
et sombrant dans l’alcool, qui semble parfois «
surjouer » son rôle, mais qui demeure
touchante et Randy Quaid dans le rôle du Colonel
que l’on aime détester. « Elvis
: la minisérie » nous informe, nous
donne du plaisir, mais ne nous transporte pas non plus.
Les éléments gagnants y sont, mais il y
manque ce petit quelque chose de magique qui donne une
couleur particulière à un projet. Peut-être
qu’inclure la version originale anglaise sur le
DVD aurait été bénéfique pour
nous faire croire davantage aux personnages.
Cette série biographique
de trois heures a le mérite de nous divertir et
de nous faire connaître davantage le grand performeur
qu’était Elvis. Son charme,
ses déhanchements particuliers, son style et sa
musique ont été un tournant dans l’histoire
musicale et culturelle et on a ici mis l’essentiel
de sa vie en images et en sons. Un beau coffret à
s’offrir pour tout amateur du King ou encore pour
ceux qui veulent connaître davantage l’homme
derrière la légende.
Disponible
sur Imavision.com
ou encore en magasin, d’une durée de 3 heures,
au prix de 21,95 $.
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