Le lundi, 31 mars 2008

Prendre l’autobus avec
Cyrano de Bergerac

Représentation de la pièce Cyrano de Bergerac, au Grand Théâtre de Québec le 27 mars 2008.
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La beauté des transports en commun, c’est la diversité des gens qu’on y rencontre. Hommes, femmes, Québécois, immigrants, étudiants ou retraités : ils y sont tous réunis et discutent allégrement. Les oreilles grandes ouvertes, on possède donc le loisir de laisser libre cours à nos esprits voyeurs de commentaires inédits.

 

 

Station du Grand Théâtre. Une quinzaine d’amateurs du quatrième art s’y entasse à la fin du spectacle. Commentaires mitigés, opinions partagées. Certains le comparent au film avec Gérard Depardieu et se désolent de ne pas avoir retrouvé cette éminence, alors d’autres le comparent à l’œuvre originale et soulèvent le point que la pièce n’y est pas en tout point fidèle.

Station Calixa-Lavallée. Derrière moi, trois collégiens disent avoir retrouvé telle métaphore étudiée en classe, disent s’être aperçu de l’énumération grandiose dont le professeur leur a tant vanté les mérites, disent avoir reconnu la tirade si populaire qui est « tellement plus impressionnante en vrai! ». Ils sont ébahis, le théâtre leur est dévoilé, enfin, sous son vrai jour grâce à des comédiens en chair et en os.

Station Myrand. Une Péruvienne dit à son mari avoir apprécié la pièce, qui en est à sa troisième semaine déjà, et lui affirme que les comédiens maitrisent leur rôle sur le bout des doigts. Elle a adoré.

Station de l’Université Laval. Tous ont parlé de la pièce, durant tout le trajet. Je sors de l'autobus et tente de forger ma propre opinion, laissant les paroles des spectateurs s'envoler avec la chaleur lorsque les portes de l’autobus s'ouvrent sur l’hiver.

 

Je n’ai encore eu la chance de voir Depardieu incarner l’homme au grand nez, mais j'ai adoré Hugues Frenette, à en frémir sous plusieurs répliques. Je connaissais l'histoire sans pour autant avoir lu l’œuvre entière : j’ai pourtant été traversée de plusieurs frissons à chacun des actes. Je n’ai pas, non plus, eu à étudier ce texte, mais j’en ai également remarqué la candeur et j’ai souri à bien des vers.

Il faut pourtant donner leur juste. Les propos des spectateurs sont certes mitigés à l’égard de cette pièce, mais il n’en reste pas moins que je me range du côté de tous les médias qui ont applaudi l'œuvre maintes fois: c'est une pièce de grande qualité, aux acteurs stupéfiants et dont les costumes valent le détour. C’est là une pièce que le Grand Théâtre a bien fait de prendre comme invité, au plaisir de tous les amateurs! On n’a qu’à jeter un œil sur le nombre de billets vendus : il ne fait aucun doute, cette pièce est à la hauteur du texte d’Edmond Rostand !

 

Des supplémentaires auront lieu 16-17 et 18 décembre 2008

 

Pour information : 418 643-8131
http://www.letrident.com/

 

 

Crédit photo: Théâtre du Trident

 

 

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½ ; pas du tout ; un peu ; assez ; beaucoup ; passionnément