Le samedi, 21 novembre 2009

 





Molly Malone de Renaud
« il s’approprie la substantifique moelle de ces classiques de la musique irlandaise »

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Depuis fort longtemps, Renaud nourrissait le rêve de consacrer un album entier à l’Irlande.  Un album de ballades irlandaises composé de 13 titres adaptés de classiques irlandais chantés depuis la nuit des temps dans les pubs.

Il a fallu deux années de travail à Renaud pour adapter ces chansons, des textes lus, relus et revus à sa manière.

En octobre 2007, Renaud décide de concrétiser ce vieux rêve et d’enregistrer Molly Malone, son album irlandais, qui sera dans la lignée des albums comme « Le P’tit Bal du samedi soir » et autres chansons réalistes, « Renaud chante Brassens » ou « Renaud cante el’ Nord », où il rendait déjà un hommage aux hommes et aux terres qu’il aime.

Côté textes, il faudra plus d’un an de travail à Renaud pour adapter les treize titres qu’il a choisis. Mêlant adaptation fidèle et réinterprétation libre, il s’approprie la substantifique moelle de ces classiques de la musique irlandaise.

Ces treize titres ne sont pas seulement un homme à une terre et un peuple que Renaud affectionne. Ils forment un album à part entière, un album original. À chaque nouvelle chanson, on finit par se demande si ce huguenot du quatorzième arrondissement ne nous aurait pas caché qu’il avait un peu de sang irlandais. C’est sans doute que l’amour et l’insurrection n’ont pas de patrie.

Vagabonds
Belfast Mill
Johnstons Motor Car
Je reviendrai
Adieu à Rhonda  
 La fille de Cavan
Te marie pas Mary!
A Carlingford
La ballade Nord-Irlandaise
Dubliners
Willie McBride
Incendie
Molly Malone

Mes coups cœur de ce disque mémorable sont : Vagabonds,  Belfast Mill Johnstons Motor Car, Je reviendrai, Dubliners,Molly Malone

On se croirait à la Fête de la St-Patrick, je vous recommande de vous procurer cet album magnifique de balade irlandaise. Les deux univers se marient si bien que les deux champs lexicaux ne font plus qu’un : liberté, amour, révèle contre l’oppression, mélancolie, exil, affection pour le petit peuple et les petits brigands. Dans « Belfast Mill », on retrouve la nostalgie du monde ouvrier et on revoit presque le paternel de demandant, alors que l’usine a fermé, ce qu’il va faire de son bleu. Dans « Adieu à Rhonda » qui, bien que chantée par de nombreux Irlandais, fait en réalité référence au Pays de Galles, on s’attache à ces mineurs rêvant d’ailleurs, ceux-là mêmes que Renaud côtoyait déjà en chantant le Nord en 1993. Dans « Dubliners », c’est l’amour de la ville et de ses quartiers populaires. Et l’inanité de la mort d’un jeune garçon fauché par la guerre dans « Willie McBride ». Sur cet opus Renaud a une voix sentimentale et juste. Quoi dire des musiciens qui jouent des instruments qui s’actualisent aux chansons.

Pour la réalisation, Renaud s’entoure à nouveau de ceux qui avaient travaillé, entre autres, sur « Marchand de cailloux » : l’Irlandais Pete Briquette, ancien bassiste des Boomtown Rats, réalisateur de Bob Geldof et dont l’évoque lui-même la tourbe des terres d’Irlande, et l’Écossais Thomas Davidson Noton, musicien, producteur et complice de longue date. Quant aux musiciens, Renaud est allé les chercher et a enregistré chez eux, à Dublin, au studio Windmill Lane : Geoffrey Richardson, le plus irlandais des Anglais, Terry Woods (guitares des Pogues), Paul Harrigan (virtuose des « Uilleann pipes »), la cornemuse irlandaise, Emer Mayock (flûtiste et violoniste qui a accompagné de nombreux artistes irlandais ou français), et enfin Robbie Harris (percussionniste de Riverdance)

Le nouvel album sera disponible en magasin le 24 novembre 2009.

www.renaud-lesite.fr/

www.sixmedia.ca

 

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