Ben
vit dans un univers bien différent du nôtre.
En effet, pour échapper à l’enfer
du harcèlement qu’il subit à son
école, ce jeune autiste se réfugie dans
Archlord, un jeu vidéo en ligne, dans lequel
il est enfin quelqu’un qui lui convient : le guerrier
Ben X. Cet univers n’est malheureusement
pas suffisant pour permettre à Ben de vivre une
vie normale. Bien souvent, il souhaite être Game
over, tout comme son personnage, pour pouvoir recommencer
à zéro. Deux élèves en particulier
lui font vivre un cauchemar perpétuel à
l’école, circonstances qui n’aident
aucunement à atténuer ses différences
face aux autres élèves. De la violence
verbale à la violence physique, le film nous
présente la méchanceté des railleries
des adolescents. Par chance, Ben est
bien plus fort qu’on ne le croirait. La rencontre
d’une jolie brune, Scarlite, sur Internet lui
permettra entre autres de revoir ses plans, de retravailler
le rôle que la vie lui a assigné.
Récipiendaire
du Grand Prix des Amériques, du prix
du public et du prix du jury œcuménique
au 31ième Festival des Films du Monde de
Montréal, Ben X en a surpris
plus d’un. Effectivement, ce film nous touche
autant qu’il nous ébranle. Est-il possible
que de tels harcèlements se produisent sans même
que nous nous en rendions compte ? Acclamé par
plusieurs journalistes et critiques, appuyé par
le public, ce film est sans aucun doute un chef d’œuvre.
Nic Balthazar
Ben X
est premier le long métrage de Nic Balthazar,
cet ancien critique de cinéma, maintenant producteur
d’émissions pour la télévision
en Belgique. L’histoire en soi est inspirée
de faits vécus et c’est probablement pourquoi
on est autant troublé par la crédibilité
des scènes. En effet, Nic Balthazar fut attiré
un jour par ce fait divers : un jeune autiste harcelé
à mort par des camarades de classe se suicide.
Compatissant avec la mère de la victime, Balthazar
écrivit le livre bestseller Niets is alles wat
hij zei (« Il ne disait rien du tout »),
la pièce de théâtre Niets («
Rien »), et voici maintenant le film, qui
clôt cette tragédie.
La distribution comprend
Greg Timmermans et Laura Verlinden,
dans les deux rôles principaux, mais également
Marijke Pinoy, Titus De Voogdt et Johan
Heldenbergh. Chacun d’eux nous offre
des performances éblouissantes. En ce qui concerne
l’aspect sonore, chapeau au groupe belge Praga
Khan, qui arrive à nous donner des frissons
à plusieurs reprises. Également, les groupes
dEUS, Arno et Sigur Ros se
retrouvent au générique.
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Film
à voir absolument. Que vous soyez petit ou grand,
vous serez surpris, au moins une fois si ce n’est
pas plus, je vous en donne ma parole.