Avec
son nouveau recueil de poésie,
Jean Sioui marche
en terre connue et il puise
son inspiration, maintenant
plus que jamais, au coeur de
ses origines amérindiennes.
Les pages de L’Avenir
voit rouge laissent
planer, autant que le titre
de l’oeuvre, un ton alarmiste
(une plume d’aigle
dans les yeux / les rêves
sont morts…), un
désir utopique (…quand
les préjugés seront
perdus sous la pluie), une nostalgie
naturelle (…une pipe pour
enrichir le vent). Mais
le tout est porté par
une prose habile, des tournures
bien habillée ainsi qu’une
vision métaphorique très
évocatrice.

Jean
Sioui aime nous faire
découvrir sa vision du
pays. «Un pays où
le castor / frappe la monnaie
de sa queue»…
Voilà le genre d’image
colorée qu’il nous
propose par moments, tantôt
avec une touche de sarcasme,
tantôt avec une sagesse
bien sentie.
Jean
Sioui a un sens de
la poésie. Il est lucide.
Si l’Avenir voit
rouge, lui voit clair.
Il sait dire sans prononcer.
Mais encore faut-il éviter
de tomber dans la morale. Et
à ce chapitre, il réussit
en grande majorité.

L’auteur
a publié trois autres
livres avant celui-ci (Le
pas de l’Indien, Hannenorak
et Poèmes rouges). Jean
Sioui est né à
Wendake (réserve amérindienne
près de Québec)
en 1948.
Nombre
de pages : 66
Prix : 10,00$
Maison
d’édition :
Écrits des Forges
: http://www.ecritsdesforges.com
Cet
article est publié en
collaboration avec
http://www.dimanchematin.com
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