Festival
de cinéma des 3 Amériques 3 amis : droit au cœur
Élever
l’amitié au même niveau que l’amour
et l’accomplissement personnel? C’est le défi
que s'est lancé Michel Bougenah,
le réalisateur de l'excellent film 3 amis.
Défi, certes, puisque traiter de l’amitié
alors qu’on se trouve à une époque où
la carrière et la famille passent en priorité
relève d’un acte très courageux et d’un
espoir certain. Mais qu’ose dire le réalisateur
français, présent pour la première
représentation, à propos du sujet de son film
? "C'est un sujet à la fois simple et compliqué,
mais je m'en foutais complètement; j'avais envie
de rire!". Tout comme M. Bougenah,
qui rigole autant qu’il parle, la salle entière
s’est abondamment dilaté la rate!
Le film
a été présenté en avant-première
du Festival de cinéma des 3 Amériques,
sous le regard de plusieurs spectateurs, de Michel
Bougenah et de l'acteur et coscénariste,
Pascal Elbé. 3 amis
sera disponible pour le grand public sous peu, dans les
cinémas.
Il est
question de trois amis de toujours, Claire, César
et Baptiste, bien différents les uns des
autres. Mais il est aussi question d’un guide touristique,
d’une pute, d’une boulangère et d’une
fille de propriétaire de magasins de matelas. Ensemble,
tous ces personnages entraînent le spectateur dans
une histoire à la fois douce et amère qui
provoque rires, souvenirs et espoirs d’un jour vivre
une telle sincérité dans nos relations.
Les liens
qui unissent les trois acolytes de ce film semblent palpables
tellement le jeu des acteurs est vrai. Une vieille amitié
qui a survécu à la varicelle, aux broches
et aux chicanes ; voilà qu’elle résiste
aux plus lourds problèmes que sont les divorces,
les pertes d’emploi et la recherche d’une mère
biologique. C’est magnifique : nous voudrions tous
des amis de la sorte qui sont prêts à prendre
des claques pour nous et qui ne se gênent pas pour
nous remettre sur le droit chemin, le moment venu.
"C'est
du bonheur à l'état pur", "C'est
du caramel pas trop sucré", disent deux
spectatrices éblouies par la douceur du film. À
entendre les commentaires à la sortie de la salle,
tous en sont ressortis émus et légers.
Avant
de quitter le microphone, le réalisateur a mentionné:
« Mon rêve c’est qu’un jour
le public sorte en disant je suis touché ».
Eh bien, M. Bougenah, je suis touchée.